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Full text of "La liberté et le patriote (1971-05-19)"

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IBERT 


Vol. 59 No 7 


La semaine prochaine 


Début d'une série d'articles sur ‘’LE METIS”, le premier jour- 
nal de langue française dans les provinces des prairies. ‘’LE 
METIS parut pour la première fois le 27 mai 1871. 


Quelque soixante-quinze étudiants de l'Ecole d'aides-infirmières de l'Hôpital 
Général St-Boniface recevaient leur diplôme lors d'une cérémonie qui s'est 
déroulée au Gymnase Holy Cross, jeudi dernier. 


CKSB fête 25 ans d'existence 


(voir notre supplément et page cinq) 


En Saskatchewan 


p.8etg 


ET 
LE 


SAINT-BONIFACE, MANITOBA, MERCREDI 19 MAL 1974, S 


"HU T 
pa 19 De OÙ M 
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Z'ime : 
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. 


On voit ci-dessus trois élèves de l'école élémentaire de St-Jean-Baptiste qui 
ont obtenu des trophées lors du festival sud-manitobain. De gauche à droite: 
Paulette Lavallée, 10 ans, fille de M. et Mme Raymond Lavallée, de St-Jean- 
Baptiste, Normand Touchette, 13 ans, fils de M. et Mme Arthur Touchette, 
de St-Jean-Baptiste, et Line Aquin, 11 ans, fille de M. et Mme Léo Aquin, de 
Ste-Elisabeth. Ces jeunes reçoivent leur formation musicale au studio S.N.J.M. 


Le maire Edward Turner de St-Boniface passe la ceinture de brigadier scolaire 
à Jean Laurin. À gauche, le chef de:police de St-Boniface, M. Frank Muller, 
et à l'arrière-plan, les autres écoliers qui participeront à un ‘’jamboree’’ à Ot- 
tawa (voir l'article en page deux). Deuxième rangée:-Jañot Amos, Lynn Rit- 
chot, Kevin Harrower; troisième rangée: Judy Bousquet, Heather Thompson, 
Rose-Marie Pelletier; quatrième rangée: Brigitte Lachance, Murray Allan, 
David Dunderdale; cinquième rangée: Kim Ealing, Robert Del Frate; et le 
constable et Mme Gilles Ferland. 


2 


Mme Pauline Boutal doit se rendre à Ottawa le 28 mai pour rece- 
voir l'Orctre du Mérite de la Culture française, Cette société, sous 
l'égide du gouvernement, a comme fonction de récompenser ceux 
qui se sont dévoués à faire connaître la culture française au Canada, 
Mme Boutal s'est vu décurner ce prix pour sa longue association 
avec le Cercle Molière et sa renommée nationale comme peintre. La 


cérémonie aura lieu dans la Salle de la Confédération au Parlement 


d'Ottawa, 


1,775 emplois d'été 


Le ministère de la Défen= 
se nationale aura de l’em- 
ploi pour environ 1,775 étu= 
diants de 16-24 ans aucours 
des mois d'été, soit 1,000 
emplois environ dans les 
cadres du programme d’été 
de l'armée de réserve et 
7175 dans diverses tâches 


civiles, 

Pour plüs amples rensei- 
gnements s'adresser au: 
Service d'Information de la 
Défense Nationale, 
Man-Sask-NW Ont Region, 
CFB Winnipeg, 

WESTWIN, Man, 
Tél,: 822-1311 


13 jeunes de 


iront à Ottawa 


Le 12 mai à la salle du 
Conseil municipal de St- 
Boniface avait lieu une ré= 
ception en l'honneur des 
treize patrouilles d'école de 
St-Boniface qui participe= 
‘ront à un ‘‘Jamboree’’ an= 
nuel à Ottawa, A cette oc= 
casion son honneur le Maire 
Edward Turner présenta à 
chaque patrouille un nouveau 
ceinturon de patrouille avec 
l'épingle officielle ainsi 
qu'une épinglette de la ville 
de St-Boniface, 

Cette année 29 patrouilles 
du Manitoba assisteront à ce 
‘ Jamboree’’, St-Boniface, 
comme par les années pas= 
sées, aura la plus importan- 
te délégation, Ce voyage àla 
capitale nationale est offert 
à la meilleure patrouille de 
chaque .école comme la ré- 
compense d’un travail ex 
ceptionnel, Le voyage est 
subventionné par des hom- 
mes d’affaires de St-Boni= 


St-Boniface 


face, Les jeunes partiront 
le 19 mai par le CN, passe 
ront 2 jours à Ottawa et se- 
ront de retour le 23 mai, 
Des tours ont êté organisés 
pour leur faire visiter les 
points d'intérêt de la capita= 
le, Le constable Gilles Fer 
land et sa femme accompas= 
gneront les jeunes, 

‘Le travail que font ces 
jeunes par tous les temps 
mérite bien cette récompen- 
se”, de dire M. le Maire, 
‘‘dommage qu’on ne puisse 
pas en envoyer plus de 13,/’ 
M. Muller, chef de Police 
de St-Boniface, disait qu’il 
n’y avait pas eu d'accidents 
graves aux intersections 
près des écoles depuis le 
service des patrouilles, 
C'est dire que ces jeunes 
prennent au sérieux leurs 
responsabilités et fontunex= 
cellent travail, 


Irène Mahé 


Appelez: Aurèle C. Campeau, C.L.U. 


L'IMPERIALE 
À COMPAGNIE D'ASSURANCE-VIE 


P vous protège pour la vie 


4 


L'Impériale Compagnie 
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Rés: 269-3991 


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de STE-ANNE 


“La Chambre de Commerce de Ste-Anne”’ vous invite 
à une journée champêtre le dimanche 6 juin. 


= Tournoi de Balle-au-Camp avec 16 équipes - 


ler 150.00 
2e 75.00 
3e 50.00 


Prix: - 


Carrousel pour les enfants - 
Du ‘Steak en Bar - B Q - des ‘‘hamburgers”’ et des 


Chiens-chauds. 


Géant ‘Feu de Camp” le soir, 
Entrée: $.25 - 6 ans et moins: gratis. 


ELLES LEE CEE ESC EE CCE TEE CRECX LCOCRE PACE REX CEE XX LT RE 


——LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 / 3 


Le député provincial de St-Boniface devient membre du NPD 


Le premier ministre du 
Manitoba, M, Ed Schreyer, 
a annoncé jeudi dernier qur: 
le député de St-Boniface à 
l'Assemblée législative, M, 
Laurent Desjardins venait de 
se joindre au Nouveau Parti 
Démocrate et qu’à ce titre il 
fera- désormais partie du 
caucus gouvernemental en 
plus d'être directeur du Se- 
crétariat des relations cul» 
turelles fédérales-pr ovin= 
ciales et adjoint parlemen= 
taire au ministre de l’Edu- 
cation, 

On se souvient qu’à la fin 
du mois de mars M, Desjar-, 
dins avait démissionné de 
son poste de directeur du 
Secrétariat des relations fé 
dérales-provinciales et 


quittait la hannière libérale- 
démocrate qu’il s’était don 
née en juillet 1969 pour de= 
venir indépendant, 

Elu député libéral de St- 
Boniface aux élections pro 
vinciales de juin 1969, M, 
Desjardins allait fonner #on 
appui au chefnéo-dé mocr'ate 
Ed Schreyer et ains!jui per- 
mettre de former un gouver= 
nement minoritaire, Par la 
suite, M, Desjardins deve“ 
nait adjoint parlementaire 
du premier ministre 
Schreyer qui lui confiait en 
même temps ia formation du 
Secrétariat des relations 
culiurelles fédérales-pr 0= 
vinciales, 

Au cours de l'été 1970, le 
député de St-Boniface annon= 


su 


Le recensement explique en 20 pages 


Le Bureau fédéral de la 
statistique a publié une bro= 
chure de 20 pages décrivant 
le fonctionnement des nou= 
velles techniques qui seront 
utilisées pour la collecte et 
le traitement des données 
lors du recensement de 1971, 

Cette brochure intitulée 
‘L'art de se recenser soi 
même— Petit manuel du par= 
fait autorecenseur’’, fournit 
des explications sur les mé 
thodes de distribution et de 
collecte des questionnaires, 
la technique de l’autorecen- 
sement, les techniques d'é- 
chantillonnage et plusieurs 
autres aspects de cette opé= 
ration de grande envergure, 
On y trouvera égalementune 
description des moyens em 
ployés pour assurer le cas 
ractère confidentiel des ren 
seignements recueillis, des 
procédés utilisés et denom- 
breuses fins auxquelles ser- 
vent les données du recen- 
sement, La brochure 
renferme des cartes géo= 
graphiques, des tableaux, 
des photographies et des ca= 
ricatures, 


Des exemplaires de cette 
brochure ont été distribués 
aujourd’hui à tous les mem= 
bres du Sénat et dela Cham 
bre des Communes et d’au- 
tres seront envoyés à tous 
les membres des assem- 
blées législatives provincia- 


les, Au cours des prochaines 
semaines, les Chambres de 
Commerce, les bibliothè- 
ques municipales et celles 
des universités, les mem- 
bres du clergé et les ensei- 
gnants en recevront aussi, fl 
sera également possible de 
s'en procurer gratuitement 
dans tous les bureaux d'IN- 
FORMATION CANADA si 
tués à travers le pays, 


Maurice Gauthier 
sous-ministre du 
Developpement 


Lé . 
coopératif 

Loi Sam Uskiw a 
annoncé la semaine dernière 
que M, Maurice À, Gauthier 
a été nommé au poste de 
sous-ministre du ministère 
du Développement coopéra= 
tif, La nomination est entrée 
en vigueur le 15 mai, 

M, Gauthier, qui a consa= 
cré 27 ans au mouvement co= 
opératif du Manitoba, avait 
été nommé en octobre der« 
nier directeur du départe- 
ment des services coopéra= 
tifs et des caisses de crédit 
à l’intérieur du ministère de 
l'Agriculture, 

Ce département des ser- 
vices coopératifs fut érigé 
récemment en ministère du 
Développement coopératif, 
dont M, Uskiw estégalement 
titulaire, 


UN RAPPEL: 


LA DIVISION SCOLAIRE DE ST-BONIFACE 


Avez-vous oublié d'inscrire votre enfant ayant atteint 
l’âge (5 ans) de fréquenter les jardins d'enfants des éco- 
les publiques de la division scolaire de St-Boniface. 


Vussemsonensnmesemermnrenmenmnnnannnae ner rant 


Tous les enfants nés en 1966 sont éligibles pour l’ad- 
mission en Septembre 1971. 

Si vous n'avez pas encore rempli une formule d'ins- 
cription, nous vous prions de communiquer immédia- 
tement avec le Directeur de l’école du voisinage. 

Les inscriptions reçues APRES le 31 mai pourraient 
être placées sur la liste d'attente. 


A VENDRE 


Magasin avec équipément essentiel. 
Dans Centre canadieri-français progressif. 
Logis de 2 chambres attenant. 
Comptant requis: $1,000. 


Prix d'aubaine. 


S'adresser à: C.P. 3, St-Lazare, Manitoba, 


vence sente rare ral 


ça tout d’abord qu’il quittait 
le cancus et qu’ii ne suppor= 
terall pas le gouvarnement 
néo-démocraie dans son 
projet de loi sur l’assuran- 
ce-automobile, Quelque 
temps plus tard, à la suite 
d'amendements apnortés par 
M, Schreyer, M, Desjardins 
appuyait la loi sur l'assue 
rance=atutomobile, En août 
fl} étonna tout le monde en 
annonçant qu’il allait démis= 
Sionner bientôt de son siège, 
Cependant, quelques semai= 
nes plus tard, il se ravisait 
et communiquait à la presse 
qu’il n’abandonnerait pas son 
poste de député et qu’il res 
terait en charge du Secré 
tariat, Il demeurait toute- 
fois exclu du caucus néo« 
démocrate, 


En annongant, jeudi der 
nier, que M, Desjariins fe 
rait désormais partie du 
caucus gouvernemental, M, 
Schreyer a précisé que c'é- 
tait lui-même qui avait invi= 
té le député de St-Boniface 
â se joindre à son parti et 
qu’il n'y avait eu aucun mars 
chandage politique, le guu- 
vernement néo-démovrate 
jouissant déjà, d’ailleurs, 
d'une mejorité suffisante, 

Pour sa part, M, Desjar- 
dins a affirmé qu’il désirait 
être là ‘‘où se trouve l’ac- 
tion?’ ! Ceci lui permetterait 
en particulier de poursuivre 
un de ses grands objectifs 
politiques, l’aide gouverne 
mentale aux écoles privées, 
tion!!! Ceci lui permetterait 
en particulier de poursuivre 


L'unité ne signifie pas uniformité 


VANCOUVER — L'unité 
canadienne ne signifie pas 
uniformité, a déclaré le 7 
mai la reine Elizabeth, 

Travailler à cette unité, a 
précisé la reine, au cours 
d’une allocution devant un 
tribunal de citoyenneté au 
Queen Elizabeth Theatre, 
consiste à devenir partie in= 
tégrante d'une communauté 
qui se partage un territoire 
vaste et varié, deux langues 
officielles et plusieurs cul- 
tures, 

‘ Personne ne s'attend et 
n’exige des nouveaux ci- 
toyens qu’ils abandonnent 
leur héritage, qu’ils re- 
jettent leur passé ou qu’ils 
renient leur identité’, a-t… 
elle ajoutée, 


LIBERTE AUTHENTIQUE 


‘ C'est unengagementtrès 
sérieux que celui de choisir 
un nouveau pays, de trans- 
planter son existence dans 
un nouveau contexte, Per 
sonne ne peut évidemment 
accomplir ce bond courageux 


DALLES OU 
GOUTTIERES 


Pour réparation ou instal- 
lation de nouvelles dalles, 
Prix très raisonnable, 
S'adresser en français, 


233-7227 


et le sens des affaires. 


B.P, 359. 


ON DEMANDE 


Hachette Internationale Canada Ltée cherche un 
responsable d'une librairie francophone pour le 
Manitoba. Le candidat devra avoir de 25 à 30 ans. 
une formation universitaire et devra avoir à la fois 
le goût de la littérature et le sens des affaires. 


Ecrire curriculum vitae à BP. 668, La Liberté et 
le Patriote, C.P. 96, St-Boniface, 
Conditions salariales intéressantes, 


ON DEMANDE 


Hachette Internationale Canada Ltée cherche une 
vendeuse bilingue en librairie pour le Manitoba. 
La candidate retenue devra avoir de 20 à 25 ans, 
une bonne présentation, le goût de la littérature 


Ecrire curriculum vitae à B.P. 669, La Liberté et 
Le Patriote, C.P. 96, St-Boniface, 
Conditions salariales intéressantes. 


ON DEMANDE 


La Commission Scolaire se Gravelbourg désire profes- 
seur bilingue pour fonctions de principal, école élémen- 
taire, grades un à sept, personnel de seize. 


S'adresser en donnant qualifications et références à: 
AH. Lepage, Secrétaire-Trésorier, 


Gravelbourg, Saskatchewan, 


du coeur sans jeter un re 
gard à l'arrière, 

Il est quasi impossible 
de se débarrasser de l’héri= 
tage de plusieurs généra- 
tions et de la culture de plu- 
sieurs années, et l'on ne 
s'attend pas à cela, Person 
né n’exige ou ne s'attend à 
ce que les nouveaux citoyens 
ne rejettent leur passé où re 
nient leur identité, 

Choisir cette liberté, 
cette vie, ce pays pour soi 
même, voilà l'engagement de 
tous les Canadiens, parce 
que quiconque choisit le Ca= 
nada comme son pays accep= 
te tous les Canadiens comme 
ses concitoyens, qu'importe 
leur langue ou leur couleur, 
qu'importe leur âge, leur 
façon de vivre, leur religion 
ou leur origine!” 


CÉREREREREREREREREEEET 


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aidez à mettre un toit 

sur une église en Tanzanie. 

$1,000. Ecrivez au Père 
Jean Blekemolen 

des Pères Blancs d'Afrique 


C.P,83,MWANZA, 
TANZANIA. 


ones. 
sms. 


LRERRELLELEEERLELIEELLLLEX) 


4 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 — 


ÉDITORIAL 


Les sceptiques d'autrefois et d'aujourd'hui en au- 
ront pour leur rhume la semaine prochaine. Le pre- 
mier poste radiophonique de langue française dans 
l'Ouest canadien fétera vingt-cinq ans d'existence. 

Dans un monde comme celui de l'électronique où 
tout change et évolue si rapidement, vingt-cinq an- 
nées de service public c'est un fait digne de men- 
tion. Et l'événement mérite encore plus d'être sou- 
ligné quand on sait combien il est pénible de faire 
rayonner la langue et la culture françaises à travers 
et par-dessus la mer d'ondes anglo-américaines qui 
submergent nos prairies. 

La simple existence de CKSB (et de CFRG -Gra- 
velbourg, de CFNS - Saskatoon et de CHFA - Ea- 
monton, d'ailleurs) demeure le défi le plus coura- 
geux que la communauté francophone du Canada 
tout entier ait jamais osé relever. 

Pour s'en convaincre, il suffit de lire dans notre 
supplément, “l'historique d'un mouvement” qu'a 
tracé feu l'abbé Antoine d'Eschambault, le plus 
persévérant des ouvriers de première heure de Ra- 
dio-Saint-Boniface. Ceux qui n'ont pas encore cin: 
quante ans soupçonnent difficilement ce qu'il a fal- 
lu de ténacité et de démarches sur démarches avant 
de réussir à percer toutes les oppositions et à arra- 
cher à Ottawa la permission de rendre les ondes ca- 
nadiennes bilingues, même dans l'Ouest du pays. 

Car, il faut bien se le rappeler, c'est à partir du 
principe fondamental que le Canada est, par défi- 
nition, un pays bilingue d'une côte à l'autre qu'une 
poignée de Canadiens français de l'Ouest canadien 
se sont mis en frais de réaliser le “rêve impossible" 
(selon d'aucuns) de Radio-Ouest-Française. 

De toutes les personnes qui ont le plus contribué 
à faire de ce “rêve” une réalité, il convient d'en 


Les vingt-cinq ans de CKSB 


mentionner deux. Nous avons déjà nommé plus 
haut l'abbé d'Eschambault. D'après le témoignage 
de tous ceux qui l'ont connu, ce fut un travailleur 
constant et infatigable en même temps qu'un fin 
diplomate qui sut se faire ouvrir les portes les 
mieux gardées. C'est lui qui réussit à faire tomber 
les derniers obstacles à la fondation de CKSB. Mal- 
heureusement, les Franco-Manitobains ne pourront 
lui rendre qu'un hommage posthume. 

L'autre pilier de force dans cette conquête ardue 
des ondes de l'Ouest, ce fut Mgr Maurice Baudoux, 
alors curé de Prud'homme en Saskatchewan, au- 
jourd'hui archevêque de St-Boniface. Nous publions 
ailleurs dans ces pages une interview où il nous ra- 
conte certains souvenirs de cette époque qu'on 
peut, à juste titre, appeler “héroique”. Mgr Bau- 
doux est trop bien connu pour que nous ayons à 
rappeler qu'il n'a jamais été homme à abandonner 
un objectif qu'il estimait fondamental pour la sur- 
vivance et l'épanouissement de la communauté 
francophone dans l'Ouest canadien. 

Certains s‘étonneront du rôle actif et de premier 
plan que des membres du clergé ont joué dans la 
fondation de Radio-Ouest-Française. [| faut dire 
qu'à l'époque, comme autrefois dans l'histoire du 
pays et de l'Occident, bien des projets d'ordre so- 
cial, éducatif, culturel ou scientifique n'ont pu 
prendre corps que grâce à l'initiative et à la parti- 
cipation de prêtres et de religieux ou religieuses 
hautement ‘“sensibilisés’’ aux besoins de tout “l'hu- 
main” 

Il n'en résulte pas dans le cas de CKSB, que l'en- 
treprise soit une oeuvre d'Eglise ou une propriété 
diocésaine. Les propriétaires et les actionnaires en 
sont des Franco-Manitobains qui, quel que soit 


leur rang en fonction sociale, ont consenti à con- 
tribuer de leurs deniers à l’entreprise. CKSB est de- 
venu ce que la population a voulu en faire, Fort 
heureusement qu'il y a toujours eu un noyau actif 
qui s'y est intéressé et qui en a subi le développe- 
ment. Ces gen$ ont accompli beaucoup avec les 
moyens limités (surtout d'ordre financier} dont ils 
ont disposé jusqu'ici. Il est plus que convenable 
de les en féliciter. 

Il reste maintenant l'avenir. L'affiliation au ré- 
seau national de Radio-Canada a été une source de 
qualité et de variété de programmes en même temps 
qu'un puissant renfort de revenus. Cependant, il y 
a un pas de plus à faire. Si le réseau français de Ra- 
dio-Canada veut vraiment être “national” et non 
principalement “montréalais”, comme c'est le cas 
maintenant, il devra décentraliser sa production et 
établir des postes de base régionaux. CKSB est 
tout indiqué pour un tel rôle. Avec un peu de bon- 
ne volonté, Radio-Canada pourrait recruter sur pla- 
ce, un personnel suffisant auquel il suffirait de don- 
ner un bon entraînement, soit ici soit ailleurs. La 
haute direction de Radio-Canada a certes fait beau- 
coup pour assurer que les ondes demeurent cana- 
diennes donc ‘bilingues’ dans l'Ouest. !! faudrait 
maintenant que ce contenu de langue française de- 
vienne lui aussi “canadien”. En ce moment, il est 
trop “québécois”. L'Ouest aurait des choses in- 
téressantes à dire à l'Est, si celui-ci voulait bien nous 
écouter de temps en temps. 

En attendant que viennent ces jours meilleurs, 
adressons nos plus chaleureuses félicitations à 
CKSB et souhaitons-lui plein succès au service de 
“toute” la population francophone du Manitoba. 

J.-P. À. 


Nos lecteurs nous écrivent 


L'Hôpital Taché 


M. le Rédacteur, 

Ayant êté membre actif 
des Dames Auxiliaires de 
l'Hôpital Taché depuis leur 
début, je crois qu’il est mon 
devoir de venir donner un 
mot d'encouragement et de 
remerciements aux Soeurs 
Grises pour le dévouement, 
la tendresse et les bons 
soins qu’elles donnent à 
leurs nombreux malades, 
Elles font sûrement un mer- 
veilleux travail, 


Aucun foyer de vieillards, 
opéré par un laïque, ne peut 
surpasser la qualité de soins 
donnés à l'Hôpital Taché, 
J'en suis témoin de la bonté 
du Personnel puisqu’à cha= 
que visite régulière aux ma= 
lades je ne cesse d'admirer 
la manière dont ils sonttrai- 
tés. Jamais je n'ai vu un 
patient se plaindre de mau= 
vais traitements, La pre- 
mière fois que j'ai fait la 
tournée des étages, j'ai été 
très émerveillée de voir 
que chaque individu, n’im- 


porte sa religion, son teint, 
sa nationalité, était aussi 
important que l’autre pour 
tous les employés, 

Un petit incident, comme 
celui de voilà deux semai= 
nes, ne peut pas se compa= 
rer à l’immensité de la qua- 


Mémoire présenté 


lité du travail fait par les 
employés et les Soeurs Gri- 
ses de l'Hôpital Taché, 


Quelqu'un toujours fidèle 
à l'Hôpital, 
Mme J, C, Mouard 
St-Boniface 
13-5-71, 


au ministre Rene Toupin le 15 mai 


Depuis l'avènement du 
gouvernement Schreyer, 
nous constatons avec enthou= 
siasme la sympathie que 
notre premier ministre ma 
nifeste à l'égard du progrès 
de la vie française au Ma- 
nitoba, 

Nous croyons que l’épa- 
nouissement des francopho- 
nes ne peut se réaliser que 
par des actions immédiates 
qui pourvoiraient à des loi- 
sirs en français et à des 
services en français pour 
les enfants à l’âge pré-ma- 
ternel, 

Nous voulons croire que 
le gouvernement provinciai 
veut manifester concrète 
ment sa compréhension des 


Opinion d’un électeur 


besoins urgents des franco- 
manitobains, Comme notre 
représentant au Cabinet pro- 
vincial, nous vous deman- 
dons d'informer ie Cabinet 
de nos requêtes et de faire 
pression auprès de lui pour 
qu’il fasse suite à nos dé 
marches auprès de vous, 

Les demandes que nous 
vous adressons, Monsieur 
le Ministre, sont les suivan= 
tes : 

1, La construction d’une 
piscine d'ambiance françai= 
se à St-Boniface, A cet effet, 
étant donné l'absence totale 
de loisirs français au Mani= 
toba, nous voyons comme 
étant très important à la vie 
française des manitobains 
l'établissement de cette pis= 
cine où les cours et l’admi= 
nistration seraient totale 
ment en français, 

2, L'aménagement d’une 
garderie d'enfants attenante 
à cette piscine où le person 
nel et l'ambiance seraient 
complètement français, 

En tant que sous-comité 
de la S,F,M, nous vous de 
mandons d'apporter des ré- 
sultats concrets sans délai 
et de manifester ainsi votre 
politique en faveur d’une 
province bilingue et unie, 
Lucille Huot, 

Louise Trudel, 
Paulette Boulet, 
Suzanne Prince, 
Hélène Martin, 
Georgette Ferland, 
Louise Bouchard, 
Gertrude Mousseau, 


Sous-comité de la S,F,M, 


La versatilité 


Le député de St-Boniface 
à l'Assemblée législative, 
M, Laurent Desjardins, vient 
de jeter son dévolu sur le 
parti au pouvoir, le Nouveau 
Parti Démocratique. Cette 
fois, on suppose que c'est 
définitif et qu’il ne se ravi 
sera pas au bout de quelques 
mois ! Il y a encore le parti 
conservateur qu’il n’a pas 
essayé ! 


M, Desjardins proteste 
publiquement qu'il a le droit 
de changer d'idées, Soit! 
Mais il ne faut pas confon- 
dre idée, opinion, sentiment 
et opportunisme, Pour le 
public qui ne sait pas lire 
les ‘‘consciences’’, les dé 
cisions (contraires ou con 
tradictoires, on ne sait plus !) 
prises depuis un an par le 
député de St-Boniface relè- 
vent plus de la versatilité 
(au sens français du mot) 
et de l’émotivité que d’une 
pensée politique rigoureuse, 


du député de St-Boniface 


Le premier ministre 
Schreyer a expliqué que l’en- 
trée de M, Desjardins dans 
les rangs du NPD n'impli= 
quait aucun marchandage po= 
litique, Nous acceptons l'ex 
plication du premier minis- 
tre, Espérons que l'opinion 
publique en fera autant, La 
nomination de M, Desjardins 
au Secrétariat des relations 
culturelles fédérales-pro= 
vinciales et au poste d’ad- 
joint parlementaire du mi- 
nistre de l'Education touche 
de près aux questions qui 
intéressent la collectivité 
francophone du Manitoba, Il 
est à espérer qu’il y aura 
moyen de collaborer fran- 
chement de part et d'autre, 
même si l’on ne partage pas 
la dernière option politique 
du député de St-Boniface, 

Chose certaine, la ques- 
tion du bilinguisme ou du 
caractère bilingue de Saint- 
Boniface ne doit pas faire 
l’objet de marchandage poli 


tique. Si le bilinguisme est 
une valeur canadienne qui 
mérite d’être étendue et dé 
veloppée, tout homme poli= 
tique, quel que soit son parti, 
doit s’y intéresser etle pro 
mouvoir le plus possible à 
jeu ouvert et non par toutes 
sortes de combinaisons dans 
les coulisses, 

On sait que le député de 
St-Boniface s’est acquis une 
réputation de lutteur acharné 
pour les causes de haute im- 
portance telles que celle des 
écoles privées, C’est proba= 
blement un domaine où sa 
présence au gouvernement 
pourra être utile, 

Reste à savoir maintenant 
si la majorité des électeurs 
de St-Boniface qui lui ont as- 
suré leur support depuis déjà 
une bonne quinzaine d’années 
voudront bien le suivre jus- 
que dans sa dernière option 
politique, Les courants d’0 
pinions ne devraient pas tar 
der à se manifester, 


de puissance militaire 


WASHINGTON — Les dé 
penses militaires dans le 
monde au cours de la der 
nière année se sont élevées 
à $204 milliards et le Cana 
da se classe parmi les dix 
pays ayant consacré le plus 
d'argent à cette fin, révèle 
l'Agence pour le contrôle 
des armements, Cette som= 
me équivaut à quelque $6 
pour chaque homme, femme 
et enfant du pays, 

Ces chiffres astronomi- 
ques se comparent aux $199 
milliards dépensés en 1969, 

L'agence précise que les 
dépenses de 1969 équivalent 
à un dollar de revenu produit 
par chacun des 1,800,000,000 
d'individus de la moitié la 
plus démunie de la popula= 
tion mondiale, 

Le rapport ajoute que les 
dépenses militaires ont aug 
menté de 50 pour cent au 
cours des cinqdernières an 
nées, 


Gérald DORGE 
Directeur 


Tanscona, Manitoba. 


«LIBERTÉ: PATRIOTE 


Membre de | ‘A.B.C, de la M.W.N.A. et des Hebdos du Canada 


Tirage (RO Certifié 


Journal hebdomadaire publié le mercredi 
par Pressa-Ouest Limitée, 


Jean-Paul AUBRY, O.M.I. 


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être adressée à: LA REDACTION, La Liberté et le Patriote, 
B.P. 96, Saint-Boniface (tél: 247-4823), 


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le Patriote, B.P, 96, Saint-Boniface, Manitoba (tél: 247-4823). 


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Courrier de deuxième classe — Enregistrement No 0477. 


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6 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mereredi 19 mai 1971 — 


Feuilleton de “La Liberté et Le Patriote” 


JASMIN D'ESPAGNE - 


par Jeanne Battini 


Reproduit avec l'autorisation de la Société des Gens de Lettres 


Philippe? avait-il répété, comme s’il 
s'agissait de quelqu'un dont il n'avait ja 
mais entendu parler, 

Elle savait bien que les traductions lati- 
nes sont la chose la plus abominable, la 
plus abrutissante, mais enfin, il avait bien 
consenti à recevoir Philippe, quoi que 
n'ayant pas partagé l’allégresse de safille, 
en dépit de l’objection: 

-Je ne crois pas que ce soit là un parti 
acceptable, Au surplus, tu es encore jeune. 

Et, sans doute, maudissait-il Louise Ri= 
chet qui, en lui donnant la peur du loup, 
l’avait jetée dans la gueule de la bête, car 
son regard était devenu étrange, 

Elle s'était approchée: 

-Mais, oui, papa chéri, tu sais bien que 
ce jeune homme dont je t’ai parlé... Il doit 
venir aujourd’huj. 

ll se frotta les yeux et demanda: 

Comment as-tu dit qu’il s'appelle ? 

-Lindiey, Philippe Lindley, répondit sua= 
vement sa fille, 

Alors il lui tendit le journal étalé sur le 
bureau, 

- Tiens, regarde, dit-il, 


Le portrait de Philippe souriait en pre- 
mière page sous une manchette en capita= 
les: ‘LE RETOUR DE L'ENFANT PRODIS 
GUE'’, 

Le journaliste y narrait de la façon la 
plus pittoresque, comme un coup de tête, 
le départ de la maison paternelle du jeune 
Philippe Lindley, le fils du grand armateur 


londonien, ajoutant que le retour était cer= 
tainement dû à la présence à la Victoria 
d’une charmante quelque peu cousine qui 
exerçait sur le jeune homme un grand pou= 
voir d'attraction, 

La fiancée de Philippe sentit un frisson 
glacé la parcourir... ‘‘Le fils du grand ar 
mateur londonien!” Mais alors, ils ne 
voudront jamais, 

Elle lut l’article jusqu’au bout et, sur le 
moment sa joie de l'attente n’en fut pas 
atteinte, A son pêre qui l’interrogeait du 
regard elle dit: 

C'est lui. À peu de choses près, c’est 
aussi ce qu’il m'a dit, Il est parti fâché 
avec ses parents parce que Ceux-ci VOu= 
laient le marier avec cette cousine, Mais 
le journaliste est mal renseigné, ou bien 
trouve-t-il, sans se soucier de la vérité, 
qu’il est plus original d'expliquer ainsi son 
retour, C’est le départ qui était dû à la 
présence de cette cousine à la Victoria, 

Cependant untourment commença à s’ins= 
taller en son coeur, 

- Quand il sera ici cet après-midi, ajou= 
ta-t-elle comme pour s'affirmer que rien 
n'était changé, {1 te l’expliquera lui-même, 
comme il me l’a expliqué, à moi... 

Mais l’aprés-midi, Philippe ne vint pas, 
Ni le jour suivant, Ni les autres jours de 
la semaine, 

Monique écrivit à l’adresse qu’il lui a= 
vait donnée, Aucune réponse ne parvint à 
la jeune fille, 

Le père finit par lui avouer ce qu’il sup= 
posait sans trop le redouter, 

-Les parents ont dû faire pression sur 
lui, c'est certain, Is désirent sans doute 
pour leur fils une jeune fille de leur mi= 
lieu, 

Il sembla à Monique qu’il y avait quelque 
chose de réjoui dans l’intonation de la voix 
paternelle, Sa souffrance de l’attente vaine 
en était accrue, 

-Je ne peux croire qu’il ne m'aime plus, 

Tous les raisonnements du monde ne pou 
vaient avoir raison de sa foi en Philippe, 

-J1 faudra te faire une raison et accepter 


le fait, si cela était, Tu es jeune, tu trouve. 
ras un jeune homme de notre milieu, qui 
t'aimera et te “endra heureuse, 

t le monde sait la vanité de ces sor 
L on iner - 
s u'elles puissent ire, mais Je pérc 

ir ne pa] ijt ne pa à } etire 
un minimum de conviction, Vivant dans un 


ferme 
oupconnait 


barricadé contre la Vie, il 
pas l'orage qui grondait 


Un jour, elle revint de la boîte aux let 
tres, muette, navrée, comme toujours, Seu= 
le, une lettre de sa marraine s’y trouvait, 
qu'elle ouvrit sans hâte, Madame Richet 
s’étonnait du silence de sa filleule qui a= 
vait promis de tout lui écrire, 

Après cette lecture, elle se sentit prise 
d’une décision soudaine, 

Je jui écrirai, des ce soir, car, cesoir, 
et pas plus tard, je saurai... 

Toute fierté ravalée, elle avait décidé de 
suivre l'élan de son coeur: ‘‘Is croiront 
que je vais le relancer à cause de sa situa= 
tion, ils croiront ce qu’ils voudront, ce 
qu’ils voudront! Tout m'est égal! Une 
seule chose importe: je veux savoir, je ne 
veux pas le perdre ainsi,’ 

Elle se renseigna À la gare des autobus, 
monta dans un car en partance vers Grasse 
et s’assit gravement à la première place 
libre, Distraitement elle regardait le pay= 
sage en pensant: ‘‘Au retour, je serai de 
nouveau assise dans un car comme celui-ci, 
sur un siêge comme celui-ci, mais com= 
ment m'y tiendrai-je? Heureuse et fiêre 
ou douloureuse et désespérée? En ce mo 
ment j’ai encore dans mon coeur une peti= 
te flamme d'espoir, sera-t-elle éteinte au 
retour?!’ 


Des villas sur la drdite, des villas sur 
la gauche, affichaient, leur joie fleurie, par- 
faitement indifférentes au tourment d’une 
petite fille qui cheminait maintenant, seu= 
le, et à pied, cherchant un nom à toutes les 
grilles, 

— L'aurait-on mal renseignée ? Ou se se- 
rait-elle trompée ? 

-La Victoria? répondit du trottoir en 
face, une vieille femme, à mine de sorciè- 
re, que Monique avait interrogée timide 
ment, vous ne pouvez vous tromper... 

Une voiture, à vive allure, coupa la phra- 
se. Monique sut qu’elle ne s’était pas trom= 
pée. Irène était au volant ! A quoi bon main 
tenant aller plus loin? L'idée lui vint, se 
sentant défaillir, de se laisser tomber au 
bord de la route, Mais la vieille criait: 

- C'est la première villa à gauche, 

Elle remercia et, par contenance, mar= 
cha dans la direction indiquée, décidée à 
ne pas poursuivre sa démarche, mais pous= 
sée par une espêce de curiosité, 

Elle suivit un long mur, interminable, 
derrière lequel de hauts cyprès dissimu- 
laient toute demeure, 

Une immense grille, à la ferronnerie ar 
tistique surmontée d’une couronne qu’elle 
ne sut identifier, au-dessus de laquelle 
s’inscrivait le nom de la demeure de Phi- 
lippe, Un sphinx gardait l'entrée, 

Elle se tenait immobile, pétrifiée... Etre 
arrivée jusque-là et ne rien tenter !.. Le 
bouton de la sonnette était À portée de la 
main... Avoir sonné lui parut tout à coup 
une suprême audace, Elle songea à fuir... 

De la maisonnette en retrait, à laquelle 
elle n'avait prêté aucune attention, sortit 
un homme à grosses moustaches rondes, 
IH traversa l'allée sablée, sans quitter la 
jeune fille de son regard perçant, sous les 
sourcils broussailleux, 

La tête collée aux entrelacs en fer forgé, 
sans ouvrir, il demanda: 

_- Vous désirez, Mademoiselle ? 

— Je désirerais voir M, Lindley, 

-Si c'est pour une place, il faut vous a= 
dresser aux bureaux, Et il lui donna une 
adresse, » 

I l'examina, depuis ses chaussures blan- 
ches, sa robe frafche et bleue, jusqu’à ses 
cheveux éclatants de soleil, 

- C'est pour une place de dactylo que vous 
venez? Allez voir le chef de bureau, il est 
très gentil 

sera formuler l’objet de sa dé 
marche? Léja l'homme faisait mine de ja 
juitter, Elle: sa £hance, 
Pourtant un grand découragement l'avait 
gagnée, 

-Ce n'est. pas pour une place... Je vou= 


liait pas perdre 


Mme John 


A la Conquist Nursing 
Home, à l’âge de 77 ans, 
après une longue maladie, 
est décédée Mme John C, 
Davis, née Priscilla Guil- 
bault, épouse de feu le sé 
nateur John Caswell Davis, 
et anciennement du 152, av, 
La Vérendrye, St-Boniface, 
Elle était descendante en 
ligne directe des premiers 
pionniers du Manitoba, Sa 
famille, originaire d’Al- 
sace-Lorraine, s'installa 
sur un homestead à l’embou= 
chure des rivières Rouge et 
Assiniboine en 1859, Mme 
Davis résida à St-Boniface 
toute sa vie, 

En reconnaissance de ses 
activités charitables au Ma= 
nitoba, Mme Davis reçut la 
médaille Bene Merenti du 
Pape Jean XXII, Elle fut la 
première présidente et 
membre à vie des Dames 
Auxiliaires de l'hôpital gé- 
réral St-Boniface, membre 
à vie honoraire de la Ligue 
des Femmes Catholiques, 
section St,John Fisher et 
membre de l’amicale des 
Académies Ste-Marie et St- 
Joseph, Mme Davis fut re- 
connue tant au niveau na- 
tional que provincial pour 
son immense travail au sein 
du pérti libéral, Elle fut 
nommée membre à vie hono= 
raire de la Fédération des 
Femmes Libérales Provin- 
ciales du Manitoba et de 
l'Association Libérale deSt= 
Boniface, Elle fit aussi par- 
tie du Conseil du Club Ca- 
nadien des Femmes, fut pré 
sidente de la Société des 
Femmes Canadiennes Fran 
çaises du Manitoba, membre 
du Cercle Molière, de la 
Société Historique de Saint- 
Boniface, de l'Alliance 
Française, du Rendez-Vous 
Français, du Club des Da- 
mes de l’Université, du Co 
mité des Dames de l'Or- 
chestre Symphonique, du 
Club des Femmes des In- 
génieurs Professionnels, 
des Clubs d'hiver du Mani 
toba et de Winnipeg, 

La défunte laisse dans le 
deuil son fils, Edward Ja 
mes, de Burbank, Califor- 
nie; trois filles, Mmes Char 
les=Alfred Pratt (Yvonne), 
de Calabasas, Californie, 


MacKENZIE 


Salon funéraire 
de Prince-Albert 
W.T, Beaton - H.J. Jordon 
130, 9e rue Est. 
Tél: 763-8488 
lci on parle francais, 


C. DAVIS 


Tél: 233-4949 


SALON 


Jean-Marie Huot (Luctille), 
de St-Boniface, et John J, 
O'Neill (Patricia), de Van= 
couver Ouest, C.-B,; deux 
soeurs, Mmes Thomas J, 
Kenniff (Georgina), de Mont- 
réal, et John Grant Costello 
(Marie-Louise), de Win 
nipeg; un frère, Joseph 
Guilbault, de Chicago, Ili- 
nois; deux petits-enfants; 17 
petits-fils et une arrière 
petite-fille, Deux frères, 
Victor et Auguste la précé- 
dèrent dans la tombe, 

Le service fut concélébré 
en la Chapelle des Soeurs 
Oblates, 601, rue Aulneau, 
St-Boniface, le mardi soir 
11 mai par Mgr Charles 
Empson et les abbés Ray- 
mond Roy et Maurice Ber- 
nier, L’inhumation se fit 
dans le lot familial du cime= 
tière de la Basilique, La 
Chapelle funéraire Philip 
Coutu était en charge des 
arrangements, 

Les porteurs actifs furent 
MM. Thomas Guilbault, de 
Chicago, Terrence O’Neill, 
de Vancouver Ouest, Harold 
Davis, de Los Angeles, John 
Michael Costello, de Winni= 
peg, et Gérard et Claude 
Huot, de St-Boniface, Les 
porteurs honoraires, l’ho= 
norable Juge Irving Keith, 
l'honorable Juge Louis De- 
niset, le. Sénateur Gildas 
Molgat, MM. Joseph Guay, 
député au fédéral, Laurent 
Desjardins, MAL, Bernie 
Wolfe, du Conseil du Métro, 
Edward Turner, maire de 
St-Boniface, Charles E, 
Huot, Rupert Whitehead, 
Emmett O’Neill, Théobald 
Hébert, Frank Davis, Elphe- 
ge Faucher, Wilfred Mager 
et le Dr Alexander Kristof, 


M. Oliva-R. LE BLANC' 


A l'hôpital St-Vital le 
mercredi 5 mai, est décédé 
M. Oliva-R, LeBlanc, époux 
de Edith LeBlanc, demeu- 
rant au 227, rue Bertrand, 
St-Boniface, Les funérailles 
eurent lieu le 8 mai dans 
la Chapelle des Soeurs Obla- 
tes, au 601, rue Aulneau, et 
l’inhumation se fit au cime- 
tière Green Acres, La mai= 
son funéraire Green Acres 
était en charge des funérail= 
les, Outre son épouse, le dé- 
funt laisse dans le deuil trois 
fils, Achille, de Conquest, 
Sask., Christian, de Chur- 
chill, et Roméo, de Saint- 
Boniface, quatre filles, Mme 
G, Phaneuf (Antoinette), de 
St-Louis, Sask,, Mme A, 
Brunel (Cécile), de St-Vital, 
Mme R, Gelinas (Thérèse), 
de Powerview, et Mme H, 
Montsion (Germaine), de St- 
Boniface; 35 petitsenfants, 
ainsi que 20 arrière-petits= 
enfants, Un fils, Laurent est 
décédé en 1967, 


-La fidélité est la seule 
pierre de touche du véritas 
ble amour, (Dom Marmion) 


PIERRE BRUNET, prop. 


Monuments 
BRUNET 


405, rue Bertrand, St-Boniface 
Tél.: 233-7864 


Î 


MORTUAIRE | 
posjardi 


BAL L'AE LERC 


nô 


NN TER 


| 
| 
| 
| 
| 


| Téléphones : 


M. Henri FOREST 


A l'hôpital St-Joseph le 
27 avril 1971, à l’âge de 76 
ans, est décédé M, Henri 
Forest, né à Coteau-du-Lac, 
Québec, époux de Marie- 
Anne Aussant, demeurant à 
Gravelbourg, Sask., depuis 
1914, Les funérailles eurent 
lieu le vendredi 30 avril 1971 
en la cathédrale Notre-Dame 
de l’Assomption à Gravel- 
bourg, et l’inhumation se fit 
au cimetière local de Gra- 
velbourg, La maison Claude 
Piché était en charge des fu 
nérailles, 

Outre son épouse, le dé- 
funt laisse dans le deuil trois 
fils, Fernand, d’Edmonton, 
Roger ot Réal, de Gravel- 
bourg; trois filles, Fleur- 
Ange (Mme Gérard Dorais), 
de Los Angeles, Californie, 
Cécile (Mme Léo Lirette), 
d’Edmonton et Lucie (Mme 
Marc Riou), de Montréal; 
cinq frères, Lionel et Jo- 
seph, de Montréal, Rémi et 
Edmond, Coteau-du-Lac, et 
Rolland, de Gravelbourg; une 
soeur, Alida, de Montréal, 

M, Forest était vétéran de 
la première grande guerre, 
membre de la Société d'A 
griculture, de l’ACFC et du 
Poste CFRG, Ilétait aussiun 
Chevalier de Colomb et 
membre de la Légion Roya= 
le Canadienne, 

Les porteurs honoraires 
furent MM, Alf, Fauchon, 
Gérard Soucy, Paul Moquin, 
Gilbert Dupas, Paul Mar- 
chand et Emile Levoc, Les 
porteurs actifs, MM, Ernest 
Aussant, Raymond Gosse- 
lin, Claude Dorais, Paul, 
Gérard et Louis Perrin, 


Mme Arthémise 
PAINCHAUD 


A l'hôpital général Saint 
Boniface, le 14 mai, à l’âge 
de 39 ans, est décédée Mme 
Arthémise Painchaud, née 
Arthémise Allarie, épouse 
de Gustave Painchaud de- 
meurant à Fannystelle, Man, 
Les funérailles eurent lieu 
le 17 mai en l'église de Fan= 
nystelle et l’inhumation se 
fit au cimetière local, La 
maison Desjardins était en 
charge des funérailles, 

Outre son époux, la défun= 
té laisse dans le deuil ses 
parents, M, et Mme Napo= 
léon Allarie, de St-Eustache; 
ses fils Constant, Rhéal et 
Lionel, sa fille Joycelyne, 
ses petits-enfants, Michelle 
et Rachelle; un frère, Phil- 
lip; ses soeurs, Alphée et 
Lucie Allarie, Mmes À, Té= 
trault (Claire), M, Girard 
(Simone), D, Schade (Horten= 
se) et L, Arnal (Valérie), 


Chapelle 
funéraire 


Coutu 


156, rue Marion 


St-Boniface 


lablissement 18 plus ancie | 


de St Boniface | 
| 


. 8 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 


Les districts bilingues 


Je me demande vraiment 
si les desseins de la Com- 
mission sur le Bilinguisme 
et le Biculturalisme sont 
aussi impénétrables que 
ceux de Dieu à en croire les 
recommandations faites au 
gouvernement fédéral de 
créer 37 districts bilingues 
au Canada. et d'y inclure 
toute la province de Québec! 
Passe encore pour le Nou- 
veau-Brunswick, mais la 
province de Québec devenue 
district bilingue ? Je ne com- 
prends plus ! 

L'une des plus grandes 
et importantes provinces du 
Canada ramenée au rang de 
district. Ce n’est qu’une fa- 
çon de parler, expression 
d’un langage administratif, 
mais tout de même on exa= 
gère, 

Déjà en Saskatchewan, 
nous aurons éventuellement 
sept districts bilingues, des 
districts ruraux pour la plu= 
part à l’exception de Prince 
Albert urbain, Saskatoon et 
Regina ne seront pas inclus 
dans ces districts, ce qui 
est une lacune que j'ai déjà 
fait remarquer, Plusieurs 
milliers de Francophones 
habitent maintenant Regina 
et Saskatoon, S’ils leur ar- 
rivent de comparaître ou de 
plaider en cour de justice, 
ils ne pourront juger ou se 
faire juger qu’en anglais, 
tandis qu’un anglophone du 
Québec habitant même un 
coin des plus reculés de 
cette province pourra lui, 
juger ou se faire juger dans 
sa langue maternelle ! 

Les recommandations au 
sujet de la création des dis= 
tricts bilingues se sont ins= 
pirées des résultats du re- 
censement de 1961, Dix ans 
plus tard, ces résultats ont- 
ils encore la même valeur? 
Combien de ruraux ont émi= 
gré depuis dans les grandes 
villes en Saskatchewan par 
exemple ? Ces recommanda- 
tions viennent trop tard ou 


Le Co 
Walhieu 


— Institution qui 


Nom de l'étudiant(e). 


Nom des parents …. 


trop tôt, N’eût-il pas mieux 
valu attendre les résultats 
du prochain recensement de 
juin 1971? Encore une fois, 
pourquoi le Québec bilingue? 
Si ce n’est pas une injustice, 
c’est une maladresse ou un 
affront, 


par Marcel Moor 


Denis BOUTIN 
Alida 


Marc BOUTIN 
Alida 


Léonard CARRIERE 
Storthoaks 


llège 


— Offre une éducation bilingue à tous les jeunes qui en ont compris 
l'importance. 

— Le travail en équipe et les sports permettent de développer les 
forces physiques, d'acquérir le sens social et la maitrise de soi. 

— Les multiples activités culturelles les préparent à vivre dans un 
Canada bilingue. 

— Etudiants de 8e à 12e année admis. 

— Résidences pour garçons et pour filles. 

Pour renseignements, téléphonez 648-3105. 


veut favoriser l'éducation chrétienne 
chez les jeunes gens et chez les jeunes filles. 


Ci-dessus les membres du Comité régional du voyage-échange de 
Bellegarde (Voyage Myr. Gaire). De gauche à droite: M. Jean 
Carrière, (Storthoaks) président; Mme Odette Cruywels (Alida), 
secréfaire-trésorière; Mme Berthe Moreau (Bellegarde), conseillère; 
M. Omer Carrière (Storthoaks), conseiller. Mme Ida Delmaire 
{Wauchope), conseillère, ne paraît pas dans la photo. 


VOYAGE-ECHANGE 


Liliane MAILHOT 
Alida 


Georgette COLLEAUX 
Wauchope 


mn < ES 
Gisèle CHICOINE 
Storthoaks 


Gilbert DESAUTELS 
Alida 


assurances - vie 


ä 
intégrale 


té 


set 


Chronique de CFRG 


HOMMAGE A CKSB 


CFRG aura 19 ans le ler 
juin prochain, tandis que son 
grand frère CKSB de St- 
Boniface en aura 25, Cetan- 
niversaire sera célébré les 
217, 28 et 29 mai, 


Félicitations, hommages 
sincères et fraternels à no= 
tre frère afné et doyen des 
postes de langue française 
de l'Ouest, de la part de 
CFRG la Voix Française du 
sud de la Saskatchewan, 


Le voyage-échange 
de Bellegarde 


Ce projet permettra à 20 
jeunes francophones bilin- 
gues de la région de Belle- 
garde, en Saskatchewan, 
d'effectuer du 5 au 16 juil 
let un échange avec des jeu= 
nes francophones du même 
âge d’une région du Québec; 
de resserrer les liens d’a= 
mitié avec le Québec; de fai= 
re connaître les richesses 
naturelles et culturelles de 
notre pays pour que grandis= 
se chez nos jeunes une fier= 
té nationale éclairée; de for= 
mer des jeunes plus déter= 
minés à enrichir notre pays 
de la culture canadienne= 
française; d'encourager nos 
jeunes, entourés d’anglo= 
phones, à rester foncière= 
ment fidèles à leur langue 
et à leur culture propres; 
de faire vivre aux jeunes 
une expérience d'équipe et 
ce, hors de leur milieu an= 
glophone habituel, dans la 
fraternité, la joie, l’enthou- 
siasme, 


x 


Ronald GERMAIN 


Alida 


GUS PAINCHAUD 


- automobile - feu 
COMPAREZ NOS TAUX ! 
Salle 3 - 113 rue Marion - Saint-Boniface 
Téléphone : 233-5242 


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Il y aura bientôt près de chez-vous 
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LES GENS DE CHEZ NOUS 

La série d'émissions 
‘Gens de chez nous’ sera 
diffusée le mois prochain sur 
les ondes de CFRG, Les da= 
tes ne sont pas encore éta- 
blies, cela relève de la res- 
ponsabilité de Radio-Cana- 
da. CFRG a collaboré à cet- 
te série d'émissions en choi- 
sissant Willow Bunch et son 
histoire racontée par un 
pionnier M, Conrad Légaré, 
neveu du fondateur Jean- 
Louis Légaré, 

Choix heureux, M, Conrad 
Légaré âgé maintenant de 
84 ans, nous a fait part de 
ses souvenirs avec la verve 
et la verdeur de langage des 
vieux conteurs de chez nous, 
Chevauchées fantastiques, 
échecs et succès, voyages en 
charettes l’hiver par 50 de- 
grés sous zéro, l'affaire du 
vétérinaire ivrogne, igno- 
rant et anglais par surcroît! 
Récit passionnant entrecou= 
pé de moments d’émotion, 
raconté à la manière des 
gens de chez nous, à la bon- 
ne franquette, 


LE MEDECIN MALGRE 
NOUS 

‘Le Médecin malgré 
nous’’ est revenu prendre 
sa place parmi le personnel 
de CFRG, Le Dr Marcus 
Will-be, de son vrai nom 
Marc Nogues, car médecin 
il sera dans quelques années, 
est étudiant en médecine à 
l’Université Laval de Qué- 
bec, Plus ou moins Gravel- 
bourgeois de naissance, à 
l'emploi, à temps partiel, de 
CFRG depuis sept ans, Il 
commença chez nous alors 
qu’il étaitétudiant au Collège 
Mathieu, 

Durant l'été sa collabora= 
tion nous sera précieuse, 
comme par le passé d’ail- 
leurs ! 


M.M, 


Liliane LEMIEUX 
Alida 


$ 10,000.00 en prix ! 


Les personnes intéressées à vendre des billets sont priées 
de s'adresser au secrétariat de l'A.C.F.C. 


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2 billets gratuits par carnet vendu 
5 p.c. du montant des prix pour les billets 
gagnants vendus. 


Chronique 


par Yves Fortier 


Sport -yves 
> De GS 


C’est le printemps 
Parlons de Lafleur et des autres 


Au moment où vous lirez ces lignes, la coupe Stanley au 
ra été acquise par Montréal ou Chicago et les amateurs de 
hockey tourneront leur regard vers la prochaine étape qui 
suscitera le plus d’intérêt dans le monde du hockey, soit la 
séance de repêchage des joueurs juniors qui aura lieu le 
mois prochain, En effet, dans quelques semaines, plusieurs 
jeunes joueurs qu’on a vu évoluer dans les rangs juniors 
l’an dernier, endosseront l’uniforme de l’une des quatorze 
équipes de la L,N,H, en octobre prochain, 


Ouvrons ici une parenthèse pour expliquer que ce systè- 
me de repêchage a été établi il y a quelques saisons pour 
une raison majeure: permettre aux nouvelles équipes, par 
conséquent les plus faibles, d'obtenir le premier choix pour 
les joueurs juniors, Si ce système avait existé il y a dix ans, 
nous n’aurions sans doute jamais vu les Rousseau, Back- 
strom, Savard, Laperrière, Lemaire ou Cournoyer endos- 
ser l’uniforme bleu-blanc-rouge, 


A chaque séance de repêchage, le premier choix revient à 
l’équipe qui a terminé au dernier rang des quatorze équipes; 
cette année, ce privilège devrait normalement échoir aux 
‘ Seals”’ de la Californie, mais ceux-ci ont cédé leur droit 
aux Canadiens, à cause de transactions conclues dans le 
passé, I n’y a aucun doute que les Guy Lafleur et Marcel 
Dionne seront les deux premiers joueurs à faire le grand 
saut, mais une fois ces deux joueurs acquis, on y perd son 
latin à chercher, 


L'éclaireur en chef des Red Wings de Detroit, Baz, Bas- 
tien, prétend pour sa part que Chuck Arnessen, des Bom- 
bers de Flin Flon, sera le troisième choix; de son côté, 
Claude Ruel, qui occupe le même poste que Bastien avec 
les Canadiens, ne tarit pas d’éloges à l’endroit de la forma- 
tion présente de l’équipe de Flin Flon; selon Ruel, l’équipe 
manitobaine possède des joueurs qui peuvent compter, frap- 
per, tenant ainsi l’équipe adversaire en échec, ‘‘Dans mon 
temps, de sire Ruel, un joueur qui aurait compté cinq ou 
six buts dans une partie, mais qui s’en serait fait compter 
quatre ou cinq alors qu’il était sur la glace, aurait quitté la 
patinoire la tête passablement basse, Aujourd’hui, c'est le 
contraire et c’est malheureux,” Ruel ajoute que les équipes 
de la ligue nationale ont présentement les yeux sur des 
joueurs d’avant qui ne sont pas des compteurs prolifiques, 
mais qui sont efficaces à la défensive, Ruel résume sa pen- 
sée en disant qu’un vrai professionnel estun joueur qui peut 
se signaler autant à la défensive qu’à l'offensive, 


Nous verrons dans quelques semaines quels sont ceux qui 
sont de vrais ‘‘pros’’ pour les magnats du hockey profes 
sionnel, 


Dans un autre ordre d'idées, les Canadiens, une équipe f1- 
naliste pour l’obtention de la coupe Stanley, auront droit 


au premier choix du repêchage chez les juniors, ce qui veut 
dire que Lafleur ou Dionne endossera l'uniforme de l’équipe 
mais comment expliquer le geste des ‘‘Seals’’ de la Cali- 
fornie ? Je crois que l’on peut donner une raison à ce geste: 
les ‘‘Seals’”’, tout comme toute autre nouvelle équipe, ont 
besoin de joueurs expérimentés qui pourront ainsi former 
une équipe valable; les nouvelles équipes ont besoin de 
joueurs connus, dont les noms suffiront à attirer plus de 
spectateurs, donc, plus de dollars, 


Bien sûr, il y a des exceptions, et là je pense à Gilbert 
Perreault, déjà vedette à sa première année professionnel- 
le, Que nous réserve la saison 1971-1972? De nouvelles 
étoiles, ça ne fait aucun doute, 


NOTULES SPORTIVES 


- C'estsamedi dernier que souvient que la direction de 
les porte-couleurs des Red J'équipe en avait décidé ain 
Wings de Détroit se sonten- 51 1] y a quelques mois afin 
volés vers la Floride, On se de rebâtir l'esprit d'équipe, 


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L'US7 D AR DIU 2 CNE 22 A DANS ET EN NE SRATDOE POT VRV ÉRN EA Rpe 


L'instructeur Ned Harkness 
s’est dit assuré que ce repos 
des joueurs aura uneffetsa- 
lutaire sur l’équipe pour la 
saison prochaine, 

- Une compagnie améri- 
Caine a mis sur le marché 
un disque intitulé ‘‘The two 
sides of Bobby Orr’’, et sur 
lequel le défenseur des 
Bruins de Boston y raconte 
un peu sa vie et donne des 
conseils aux jeunes joueurs 
de hockey, Après la petite 

crise” de Orr dans la sé- 
rie contre les Canadiens, on 
pourrait peut-être refaire ce 
disque: ‘The three sides of 


- En remportant le trophée 
Calder, décerné à la meil- 
leure recrue de l’année dans 


la L,N,H,, Gilbert Perreault 
est devenu le sixième cana= 
dien-français à mériter cet 
honneur; les autres furent 
Edgar Laprade (1946), Ber- 
nard Geoffrion (1952), Ca- 
mille Henry (1954), Robert 
Rousseau (1962) et Jacques 
saperrière (1964), 


- Les équipes profession 
nelles de baseball voyagent 
toujours en première classe 
et les joueurs n'ont vrai- 
ment rien à redire du ser 


vice qui leur est offert sur 
les lignes aériennes, Les 
joueurs des Mets de New 
York ont encore plus de rai 
sons d’être satisfaits puis- 
qu’ils connaissent mainte- 
nant le menu avant de mon- 
ter à bord, C'est ainsi que 
lors d’une récente tournée, 
{ls ont pu déguster du pou 
let à la Kiev, une omelette 
espagnole, du steak et du 
homard, du filet mignon et 
un poulet haïtien, C’est beau- 
coup mieux que les sand- 
wiches ! 


*X *X *X * 


LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 / 11 


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et réduit les hémorrotdes, 


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sons et même réduit le 

tout en hâtant ln vie 
aidant à prévenir l'infection 


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Dans de nombreux cas, et même 
des cas anciens, on à constaté ‘une 
amélioration étonnante", maintenue 
durant plusieurs mois 


Bobby Orr'’’... 


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et stimule la croissance des tissus 
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présente sous forme d'ongu 
suppositoires dénommés répurn- 
tion H'', En vente À tous les 
comptoirs pharmaceutiques, Satis- 
faction où remboursement 


”juin:recensement. 
Du nouveau chez vous 


Voici l'occasion de dire qui vous 
êles el ce que vous faites. 

Participer au recensement, c'est un 
peu comme aller voter. C'est, si vous voulez, 
exercer un droit et profiter d'un avantage. 
Voici le moment de vous faire connaître au 
Canada, vous et votre famille, de lui dire où 
et comment vous vivez, Mais tout cela en 
confidence, sous le sceau du secret, Les 
renseignements recueillis, devenus statistiques, 
seront utilisés par les nombreux 
groupements qui participent à 
l'organisation de notre avenir. 

Les pouvoirs publics sauront 
alors où et à quelles fins dépenser 
notre argent: hôpitaux, écoles, 
logements, centres communautaires, 
parcs. C’est ainsi, par exemple, 
que trouvant'dans tel quartier un 
grand nombre d'enfants âgés de 
moins de cinq ans, votre 
commission scolaire saura qu'il 
faudra peut-être construire une 
nouvelle école. Ou encore que là 
où il existe trop de logements 
insalubres il faudra sans doute prévoir 
leur démolition et le réaménagement 
urbain. Bref, vous voyez ce que cela veut dire. 


Vous vous recensez vous-même 

D'ici quelques jours, vous 
recevrez un questionnaire, Toute personne 
habitant le Canada devra y répondre le 
ter juin. Si une enveloppe déjà affranchie 
accompagne le questionnaire du 
recensement de la population, remplissez ce 
dernier et postez-le. di n'y a pas 
d'enveloppe, ne postez pas le questionnaire, 
conservez-le . . . un représentant du 
recensement passera le prendre chez vous. 

C'est peut-être la première fois que 
vous avez l'occasion de remplir vous-même 
un questionnaire dg recensement, Jusqu'ici 
nous envoyions des recenseurs de porte à 
porte vous poser lés questions à domicile, 


Mais nous avons trouvé, après plusieurs fi! 


recensements d'essai, que les résultats sont 
meilleurs quand on remplit soi-même le 
questionnaire. 


Si vous possédez une ferme, notre 
représentant du recensement vous donnera, 
en plus du questionnaire du recensement de 
la population, un questionnaire du 
recensement agricole. Les renseignements que 
vous fournirez seront très utiles à 
l'établissement des programmes 
gouvernementaux nécessaires au 
développement agricole, Un peu après le ler 
juin, le représentant passera chez vous 
prendre les deux questionnaires dûment 
remplis. Il ne faut donc pas les poster. 


vez du nombre: 


Et si on ne répond pas au 
questionnaire’ 

Toute personne habitant le Canada 
doit répondre au questionnaire du 
recensement, C'est la loi! Si vous ne le faites 
pas, un représentant du recensement devra se 
présenter chez vous et le remplir avec vous 
D'où, pour vous et pour tout le monde, une 
perte de temps £t d'argent 

Sans ces renseignements sur 
vous-même et votre famille, le recensement 
ne sera pas complet. 


Quelques minutes de votre temps pour 
le recensement. Notre avenir à tous n'en sera 
que meilleur! 

Le recensement, c'est votre affaire. 
Tout le monde a le droit et le devoir d'y 
participer. Soyez assurés que les 
renseignements que vous donnerez resteront 
strictement confidentiels et ne seront utilisés 
que pour améliorer le sort de tous les 

anadiens. 

ler juin: recensement. N'oubliez pas 
cette date! Dites-nous s'il y a du 
nouveau chez vous! 


\ 


12 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 


AUKOPA( 


PROTECTING MANITOBANS ON THE MOVE 


COMBIEN ET COMMENT ? 


Votre dollar d’assurance-automobile prendra toute sa si- 
gnification à compter du ler novembre 1971, date où entre- 
ra en vigueur l’assurance ‘‘Autopac?’, 


Deux grandes catégories d’assurance de base seront alors 
offertes: ‘’ Promenade et affaires’’ et ‘‘ Promenade seule- 
ment’’, Les tarifs applicables à chacune de ces deux caté- 
tories seront indiqués sur votre proposition d’assurance- 
automobile et vous aurez à déterminer le taux de votre pri- 
me d’assurance en fonction de la catégorie dans laquelle 
tombe votre véhicule automobile, Les voitures particulières 
qui sont la propriété d'agriculteurs dont le seul revenu pro= 
vient d’une exploitation agricole, donneront droit à une re- 
mise, 


TARIFICATION - en fonction des dis- 
parités régionales 


Région | 
Les villes de Winnipeg, East Kildonan, St-Boniface, St- 
James-Assiniboia, St-Vital, Transcona, West Kildonan, 
La ville de Tuxedo, 


Les municipalités de Charleswood, East St-Paul, Fort 
Garry, North Kildonan, Old Kildonan, West St-Paul, 


Région II 


Les villes de Brandon et de Portage-la- Prairie ainsi que 
le territoire du Manitoba situé au Sud du 53e parallèle, 
sauf la région I, 


Région III 


Tout le territoire du Manitoba s'étendant au Nord du 53e 
parallèle, 


par catégorie de véhicules automobiles 


Dans l’assurance Autopac, les ‘‘voitures de tourisme’’ sont 
classées en neuf catégories: de 1 à 8 plus une catégorie 
spéciale portant le numéro de code ‘0’’, Toutes les voitures 
de tourisme fabriquées en 1959 ou antérieurement tombent 
dans cette dernière catégorie, Elle a été créée car la plu= 


CLASSIFICATION 


Marque ot Mogate [CLASSIFICATION | 
D 


ACADIAN 
Acadian, Canso — 6 cyl., 
Invader — 4 and 6 cyl 
Acadian, Canso, and 
Invader — 8 cyl. 
Canso Sport Deluxe — 8 cyl. 


AMERICAN MOTORS CARS 
Ambassador, 880, 990 
Ambassador, DPL, SST, 
and Brougham 
American, American 220, 
330, 440, and Classic 550 
AM.X. and Rebel Machine 
Classic, Classic 660, 770 


part de ces véhicules ont une valeur inférieure à $200, Le 
contrat de base d’Autopac offre les mêmes garanties pour 
ces véhicules que pour les autres voitures de tourisme, 
mais la portion de la prime qui correspond à l’assurance 
tous-risques est réduite à une somme minimale, 


EXEMPLE DE CALCUL DE LA PRIME 


Voici un exemple typique de prime ‘‘ Autopac’’, Supposons 
le cas d’un homme marié, domicilié à Winnipeg, père de 
deux enfants âgés de moins de 25 ans, Il est le propriétaire 
d'une chevrolet Impala V-8 modèle 1970 et il l'utilise pour 
la promenade et pour se rendre à son travail, 


Montant de la prime 
Conducteur (homme) de plus de 25 ans $7.00 
Conducteur (femme) de plus de 25 ans $3,00 
Conducteur (homme) de moins de 25 ans $22,00 
Conducteur (femme) de moins de 25 ans  $7,00 
Prime sur le véhicule $97,00 


Total de la prime annuelle $136,00 


Cet exemple donne la prime de base de l’assurance obliga- 
toire ‘‘Autopac”’, Le tarif des assurances complémentaires 
‘‘Autopac'’ sera publié au mois de juin, 


ÉTENDUE DE L'ASSURANCE ‘’AUTOPAC" 


Les garanties de l'assurance ‘‘Autopac’’ sur les voitures 
de tourisme sont les suivantes : 

1, Responsabilité civile, y compris l'assurance des passa 
gers : $50,000, 

2, Franchise de $200 en tous-risques, y compris collision, 
TORTS NON RETENUS, 

3. Garantie en cas de décès d’une somme allant jusqu’à 
$10,000, TORTS NON RETENUS, 

4, Garantie d’une somme allant jusqu’à $6,000 pour la perte 
d’un membre, la défiguration ou une autre infirmité, TORTS 
NON RETENUS, 

5, Frais médicaux jusqu'à concurrence de $2,000, TORTS 
NON RETENUS, 


CLASSIFICATION 


En [060 | 67 | 66 85 64.60 


Marque et Modèle 


CADILLAC 

Calais and Park Avenue 
60 Special, 62, DeVille 
Eldorado Sedan, H,T., and 


Marque et Modèle 


6, Perte du revenu, jusqu’à $50,00 par semaine commençant 
une semaine après la constatation de l’invalidité totale et 
se poursuivant pendant toute la durée de celle-ci, 


ASSURANCE - AUTOMOBILISTE - PRIME 


Une portion minime de la prime ‘‘ Autopac’’ sera demandée 
de chaque conducteur lors du renouvellement de son permis 
de conduire, La plus grande partie de la prime sera malgré 
tout rattachée au véhicule automobile proprement dit, 


Le fait qu’une portion de la prime d'assurance soit incorpo- 

rée au coût du permis de conduire présente les avantages 

suivants : 
1) L'assurance ‘‘Autopac'’ produit ses effets (Invalidité, 
décès, frais médicaux) dans toute l'étendue del’Amérique 
du Nord à condition toutefois que le conducteur du véhicu= 
le détienne un permis de conduire en règle de la province 
du Manitoba, En outre, tout passager domicilié au Mani- 
toba est également compris dans la garantie, 
2) Elle représente le moyen le plus simple et le plus équi= 
table d'établir la prime supplémentaire s'appliquant aux 
conducteurs ayant perdu plus de 5 points pour infractions, 
3) Comme cette prime minime ne sera payée qu'une fois 
par an, indépendamment du nombre de voitures detouris- 
me qu’une personne possède, elle représente en fait une 
remise pour la famille qui a plusieurs voitures, 


PRIME DE BASE DE L'ASSURANCE 
“AUTOPAC" PAR CATÉGORIE DE 
VOITURES TOURISME 


1, Pour les décapotables et les ‘‘station-wagons’’ : ajoutez 
10 pour cent au taux de la catégorie appropriée, 

2, Tous les véhicules automobiles datant de 1959 (ou ulté- 
rieurs à cette date) : Catégorie ‘‘0?’, 

3, Véhicules automobiles non désignés : adressez-vous di- 
rectement au Bureau de renseignements d’Autopac, 

4, Pour calculer la prime ‘‘Autopac’’ de votre véhicule au 
tomobile, déterminez en premier lieu la catégorie dans la= 
quelle il tombe, puis établissez la prime correspondante à 
l’aide de l’un ou de l’autre tarif suivant l’usage que vous en 
faites, 


CLASSIFICATION 


Er 0 [en 68 | 6 | 60 5 | 4.0) 


Charger — 8 cyl 

Charger 500, Special 
Edition, R/T, Daytona, 
Super Bee 


Coupe Coronet 


Eldorado Brougham, 75, and 
all other models 

Fleetwood Brougham 

CHEVROLET 

Belair — 6 cyl., and Biscayne 

Belair — 8 cyl. 

Camaro — 6 cyl, 

Camaro — 8 cyl. 


Chevelle Malibu 


Coronet 440, 500, Custom 
and Brougham 

Coronet R/T and Super Bee 

Dart, 170,270, 330, 440, 
Custom, Swinger — 6 cyl. 

Dart, 270, Custom, Swinger, 
Swinger 340 — 8 cyl., 
Dart GT. 

Dart Demon 


Monaco, Monaco 500, 
Brougham 


RE Een 


D 


RP AS 


Rolara, 440, 500, and 880 
Polara Custom 

ENVOY 

Epic 

All other standard models 


Chevwy 11 
Chevy 11 Nova — 6 cyl. 
Chevy 11 Nova — 8çyl. 
Chew 11 Nova 85. 
Corvair, Corvair 500 
Corvair Corsa and Monza 
Corvette and Stingray FIAT ; 
| Impals 600, 750, and Multiple x 
| onte Carlo, Monte Carlo S.S, 850, 1100, 1200, 124 Sedan s 
Vega 


CHRYSLER 

Imperial 

Newport, Saratoga, Windsor 
and 300 

New Yorker 

Chrysler Special 300 Series 


DATSUN 

410,411, LB 10, 1000, 
1200 Sedans, and PL510, 
1600 2-dr. Sedan 

PL 510, 1600 4-dr, Sedan 

SPL 310 and 311 Sports 1600 

Cedric 2000 Sedan, SRL 311, 
Sports 2000 

240-Z Sport G.T. 


Matador, Matador SST 
Rambier, Rambier 440 


20 nwmsoounmmoumn 
nec uw a > © On EN En En 


ww 


A1800 and Mark 11 
1300 America 


an #9 O1 NN) QD — 


VON N 


LeSabre, Centurion, Invicta, 
Special (40), Wildcat 
Skylark Custom, all 
Skylark GS. models 
Skylark — 6 cyl, and 
Special — 6 cyl. 
Skylark 360 — 8 cy1., and 
Special — 8 cyl. 


Loose 
 ocooaumwmam 


PEN M LE À DE à MA à hd CE à à ot LCERAE EL ETES COPSIOPTUNNT TT 


LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 / 13 


Suite de la page précédente 


CLASSIFICATION 


Marque et Modèle Marque et Modèle Mbbaus où lsdèle CLASSIFICATION 


Thunderbird Parisienne — 8 cyl,, and 


Torino, Torino Falcon — MG. 


Torino Cobra and C.J, 


FORD (English) 

Anglia, 1200 Super, Prefect, 
Consul 315, Cortina 

Consul Capri, Cortina GT. 
Zephyr, Zodiac 

Lotus Cortina 


JAGUAR 

All XK and E models, 
4,2 and 2+2 Coupes, 
420, 420 G and XJ 
Sedans 

All other standard models 


Primes de base de l'assurance ‘‘Autopac’’ pour les voitures 
de tourisme de la catégorie ‘Promenade et affaires’’ 


Les remises accordées sur les véhicules automobiles qui 
sont la propriété d'agriculteurs résidant sur leur terre et 


dont le seul revenu provient d’une exploitation agricole se=, 


ront les suivantes : 


REGION 1 - déduire 45 pour cent du taux correspondant de la 
catégorie ‘Promenade et affaires’? 

REGION 2 - déduire 30 pour cent du taux correspondant de 
la catégorie ‘‘ Promenade et affaires’? 

REGION 3 - déduire 40 pour cent du taux correspondant de 
la catégorie ‘Promenade et affaires’’, 


M.GA.,M.G.B., Magnette 
M.G.B.-GT..MGC. 
Midget, Mark 111 
MONARCH 


Lucerne, Richelieu, Sceptre 


MORAIS 


850, 1000, 1100, Mini Minor, 


Mini Cooper, Super, 
Oxtord 

Cooper 'S' 

OLDSMOBILE 

Cutlass, Cutlass ‘5', and 
Cutlass 'S' Holiday 
Sport Coupe 

Cutlass Supreme Holiday 
Coupe and Sedan 

F.85 — G cyl. 

F85 - 8 cyl 

4:42 and W:30 Machine 

88 Series and Jetstar 

98 Series and Startire 

Toronado 


Brougham 
Strato Chief 


8 cy! 


8S and 16GL 

16 TA and 16 TS 
Caravelle and 8 Gordini 
All other Standard Models 
ROVER 


2000 and 2000 TC Sports 
3500 5 V8 

Land Rover 

All other Standard Models 
SIMCA 


1100, 1118 and 1824 

Plein Ciel 11.7. and Oceane 
Simca 5, 1000 Sedan 

Simca 5, 1000 Coupe (Bertone) 
All other Standard Models 
STANDARD (TRIUMPH) 


Ensign, Vanguard, Herald, 


Primes de base de l’assurance ‘‘Autopac’” pour les voitures 
de tourisme de la catégorie ‘Promenade seulement’, 
1. Le véhicule automobile ne sera employé que pour la pro= 
menade seulement et une déclaration écrite du propriétaire 
devra être fournie, 

2, Le propriétaire et tous les conducteurs devront avoir plus 
de 25 ans, 


CLASSIFI- | 
SATION 


DATE D'ENTRÉE EN VIGUEUR DE 
L'ASSURANCE “AUTOPAC" 


Les plaques d'immatriculation et l’immatriculation propre 
ment dite des véhicules automobiles immatriculés au Mani 
toba sont valides actuellement entre le ler mars et le 28 
tévrier de l’année ‘suivante, Dans le même ordre d'idée, 
l'assurance ‘'Autopac'’ qui doit entrer en vigueur le ler 


PEUGEOT and 1200 
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Triumph Sports 6 Sedan 
1 (Vitesse) 
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] M 404 Coupe Triumph TR 4, TRI 
} Comet Cyclone C.J., GT. 504 Sedan 1300 Sedan 
1 and Spoiler ( 
4 PLYMOUTH 2000 Sedan and TR 6 
À Belvedere 3 STUDEBAKER 
Belvedere GTX 5 Avanti 
Î Fury and Fury | 3 Champion, Lark and 
F | 4 Suotsman 
1 pds is 4 api ok Daytona and 
Road Run 5 ruiser 
Satellite Six | 3 Gran Turismo and Al Hawks 
x: Satellite Sebring Six, and President and Wagonure 
br Aa Satellite Custom, SUNBEAM — TALBOT 
oi Brougham, and Sebring — pine 
dti +4 ve 8 cyl., Sport Satellite pen j" T “a 
) Satellite Sebring Plus row, mp. and Rapier 
op te Latin dés Satellite GTX, Deluxe Sedan and 1725 
Tiaer 8 Sports 
Mont: 1 n Savoy 
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LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 71! 137 


PRN 


MAY 2 1 1971 


ie MA; TOP A 


“Vous entendez ce soir, pour la première fois à travers les airs manitobains 
une voix française vous dire: ‘’ Ici Radio-Saint-Boniface”. Les paroles sont 
incapables d'exprimer l'émotion, la joie et la satisfaction que nous ressen- 
tons à l'occasion de cette ouverture officielle du premier poste radiophoni- 

que français des provinces de l'Ouest. Ce rêve que nous avons entretenu de- 
puis déjà quelques années se réalise ce soir d'une façon concrète, C'est le 
couronnement de longs et pénibles efforts’. 

(Message du président de CKSB, le Dr Henri GUYOT, le 27 mai 1946). 


. 


18 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 


Historique d’un mouvement 


On peut dire que dès la naissance de Radio-Etat des Ca- 
nadiens français de l'Ouest se sont préoccupés du sort que 
l’on ferait à la langue française sur le réseau national, 
Nos associations réclamèrent immédiatement la part des 
programmes qu’on nous avait plus ou moins promise et 
essayèrent de faire comprendre pourquoi il serait avanta- 
geux à tous de pouvoir puiser à une double source: une 
double culture et une double civilisation, nos efforts ne fu- 
rent pas couronnés de succès et la part faite au français fut 
négligeable, Entre-temps il se forma un mouvement sous 
l'égide de M, l’abbé Baudoux, plus tard Monseigneur Bau- 
doux, et quand Radio-Canada construisit son poste à Wa 
trous on servit à la population qui pouvait les capter quel- 
ques programmes français quotidiens, 

Au cours d'échange de lettres etau seindes multiples dé- 
marches à cet effet, on nous suggéra d’opérer nos propres 
postes privés, Le projet semblait alors quelque peu fantai- 
siste pour ne pas dire fantastique, Tout de même nous y re- 
venions de plus en plus à l’occasiondes quelques rencontres 
qu’il nous arrivait de faire entre compatriotes des groupes 
français des trois province s des Prairies, Durant l'été de 
1941 — en août pour être exact-des représentants des grou- 
pements français des trois provinces se rencontrèrent ex- 
pressément à Prud’homme, chez Monseigneur Baudoux, et 
se rangèrent au projet de construire des postes privés, Le 
plus optimiste de tous était le docteur Beauchemin, prési- 
dent de la société nationale albertaine, Le docteur affirmait 
que nous pourrions prélever les fonds nécessaires, tant chez 
les nôtres de l'Ouest que chez nos compatriotes de Québec 
et des autres provinces, On peut dire que quand les délégués 
se séparèrent après deux joursde délibérations, Radio- 
Ouest-Française et Radio-Saint-Boniface et les postes qui 
suivront étaient nés, car le tout est le découlement logique 
de la réunion du 9 et 10 août 1941, 

Durant les mois qui suivirent, nous continuâmes, chacun 
de notre côté, à étudier le projet et à supputer ses chances 
de réalisation, On intéressa plus particulièrement le Comité 
Permanent de la Survivance Française à Québec, A l’autom= 
ne de 1943 eut lieu le congrès de l’Association d'Education 
de l’Alberta à Edmonton et comme l’abbé Paul-Emile Gos= 
selin, secrétaire du Comité Permanent, était présent, nous 
nous rencontrâmes avec lui pour causer de radiofrançaise, 
Un peu plus tard, en décembre 1943, nous nous retrouvions 
de nouveau à Regina, Nos comités provinciaux étaient déjà 
formés à ce moment et le mouvement allait de l’avant, En 


Du rêve à la réalité 


Si la construction de Radio-Saint-Boniface 
est le fruit des efforts concentrés de tous les 
Canadiens français du Canada - nous disons du 
Canada, parce que les autres provinces, en par- 
ticulier le Québec, y ont pris une part impor- 
tante - il est cependant quelques personnages 
quis'y sont intéressés d'une façon plus directe, 
en raison de leur prestigeet de leurs fonctions. 
Ce n'est un secret pour personne chez nous: 
que l'un des hommes qui a le plus contribué 
au ‘triomphe, dont nous nous réjouissons à 
bon : droit actuellement, est Mgr Maurice 
Baudoux, curé de Prud'homme, Sask. On 
sait la lutte méthodique, constante, tenace et 
habile qu'il a menée pour obtenir plus de fran- 
çais des postes d'Etat. Notre journal a publié 
une bonne cinquantaine de communiqués que 
Mgr Baudoux a lui-même rédigés dans le but 
de tenir nos gens en éveil. Quand cet homme 
pratique réalisa qu'il serait impossible d'oste- 
nir de Radio-Canada une place convenable 
pour le français, dans les postes de l'Ouest, il 
conçut le projet hardi de demander à la popu- 
lation française d'ériger elle-même ses propres 
postes. Radio-Saint-Boniface est un témoigna- 
ge de son courage et de sa clairvoyance. 

Evidemment si cet article voulait être com- 
plet , il devrait parler de la part active que M. le 
Dr Beauchemin, de Calgary, les RR. PP. À. 
Breton et J. Valois, O.M.I., ont prise dans 
l'élaboration du projet, mais passons, de peur 
d'en oublier. LL 
(Editorial de La Liberté et le Patriote du 21 mai 1916) 


toba, le premier ministre Stuart Garson du Manitoba, et le Dr Henri Guyot, premier président de Radio- 
Saint-Boniface Limitée. 


Photo prise lors de l'historique rencontre des 14 et 1£ août 1941. 
On reconnaît de gauche à droite: le père P.-E. Breton, O.M.I., l'abbé 
Antoine d'Eschembault, M. Sauveur Marcoux, Mgr Bourdel (curé de 
Prud'homme), l'abbé Donat McDougal, le Dr L.-O. Beauchemin, et 
l'abbé Maurice Baudoux, 


janvier 1944 eut lieu une réunion importante à Saint-Boni- 
face, où, en présence de spécialistes de Radio-Canada, nous 
étudiâmes de nouveau les phases diverses du projet, Au 
cours des mêmes séances, nous organisèrent définitive 
mentla société connue sous le nom de Radio-Ouest-Fran- 
çaise. C'était cet organisme qui devait s’occuper d’obtenir 
les permis requis pour les divers postes et qui devait faire 
appel à nos compatriotes par le Comité de Survivance, 


En mars 1944 une importante délégation composée de dé 
légués des trois provinces, se rendait à Ottawa et deman- 
dait aux gouverneurs de Radio-Canada d’octroyer quatre 
permis pour postes privés qui seraient la propriété des Ca- 
nadiens français localisés à Saint-Boniface, Prince-Albert, 
Gravelbourg et Edmonton respectivement, Les gouverneurs 


‘Winnipeg nous donne un exemple de bi- 
linguisme réel’”’, voilà le titre d’un article 
de A, Vernon Thomas paru dans le Satur= 
day Night du 3 mai 1947, 

L'article nous entretient des diverses or- 
ganisations, institutions, activités et per- 
sonnalités canadiennes-françaises de Win- 
nipeg et de St-Boniface, 

Nous en-tirons les lignes suivantes qui 
ont directement trait à Radio-Saint-Boni- 
face, 

‘‘Un après -midi du mois de mai dernier 
la voix du premier ministre manitobain, 
Stuart Garson, se fit entendre de tout le 
Manitoba, Il parlait en français, 

C'était le soir d’inauguration officielle de 
Radio-Saint-Boniface et le premier minis- 
tre, en félicitant ce soir-là CKSB ne faisait 
que joindre sa voix à celle du lieutenant. 
gouverneur R,F, McWilliams et de plusieurs 


Le personnel de 
it % HU de L 


du Comité permanent, 


CKSB, une étape dans l'expansion du bilinguisme 


. Raymond Denis, vice-président du Comité de la Survivance Fra 
que de $30,000 à l'abbé Antoine d'Eschambault, C'était en 1946. De gauche à droite, l'abbé Joseph 
Houyoux, de France; le Frère Antoine Bernard, de l'Université de Montréal; M, Paul-Eugène Gosselin, 
chef du secrétariat du Comité permanent: l'abbé d'Eschambault; l'abbé Paul.Emile Gosselin, secrétaire 
général du Comité permanent; M. Maurice Leble, membre du Comité; le Dr Roméo Blanchet, président 


devaient recommander l’octroi d’une licence pour le poste de 
Saint-Boniface, à titre d'essai, Cette nouvelle nous désap. 
pointa quelque peu mais elle nous incita tout de même à mar- 
cher de l’avant, Durant l'été de 1944 la souscription s’orga- 
nisa à ttavers les trois provinces et la population française 
répondit avec enthousiasme à l’appel qui était lancé. Un peu 
plus tard la battue se faisait dans Québec et même jusqu’en 
Nouvelle-Angleterre en passant par les provinces mariti- 
mes. De plus, nos compatriotes de la Colombie voulurent 
aussi faire leur part, et mentionnons également que la sous- 
cription se continue encore dans l’Ontario, Quand tout sera 
fini on verra que cette souscription aura presque atteint 
la somme inespérée de $400,000,00 à travers tout le pays, 
On constatera que c’est un très grand succès, 

Dès l’été de 1945 nous commencions les travaux à Radio 
Saint-Boniface, Nous dûmes les suspendre à cause des rè- 
glements de guerre qui furent alors passés, mais nous les 
reprîmes dès que les restrictions furent levées, en autom- 
ne 1945. Ce retard nous incommoda beaucoup, vasans dire, 
mais nous pûmes tout de même nous réorganiser et malgré 
bien des difficultés et des tracas, les travaux ont avancé à 
tel point que le poste transmetteur, situé surle chemin Daw- 
son, est terminé et que le studio-l’ancienne chapelle des 


Martyrs Canadiens- est à peu près complété, L’embauche- 
ment du personnel est à peu près fait et désormais nous al- 
lons naviguer, 

Le lancement d’un nouveau navire est marqué d’une céré- 
monie solennelle, Les ouvriers ont travaillé de longues heu- 
res; les ingénieurs ont tout vérifié, corrigeant ici, modi- 
fiant là, Enfin on est prêt, et le vaisseau descend majestu- 
eusement vers la mer, Et on se demande ce qu’il en advien- 
dra, 

Quels seront les cieux sous lesquels il naviguera et les 
océans qu’il affrontera? Un navire est tout un poème et tou- 
te une épopée, Cette pensée nous vient à la veille de lancer 
notre poste vers l’inconnu, Qu'en sera=t=i1? Quels jours con 
naftra=t-11? Instant grave entre tous, surtout pour nous qui 
en avons, en somme, pris la responsabilité, Nous nous met- 
tons humblement sous la protection de Dieu, lui demandant 
de nous continuer ses faveurs afin que notre poste fasse tout 
le bien qu’en attendent tous ceux qui nous ont soutenus de 
leurs efforts et de leurs deniers, 


Antoine d'ESCHAMBAULT, ptre 
Extrait de CHANTE-CLAIR, mai 1946 


autres éminentes personnalités canadien 
nes-françaises, 

C'était la première fois qu’un premier 
ministre manitobain de langue anglaise pre- 
nait officiellement la parole en français, 
Son Honneur le maire George MacLean, de 
St-Boniface, offrit ses félicitations enfran- 
Çais aux citoyens de sa ville, 

Le poste offre à ses auditeurs un pro- 
gramme hebdomadaire intitulé: ‘‘Let’s 
Learn French’’, programme destiné évi- 
demment aux auditeurs de langue anglaise, 

Plus de mille personnes de tout âge et 
condition demandèrent des copies de ces le= 
çons que la direction du poste donnait gra 
tuitement, Officiellement, c'était la voix de 
Monsieur Paul que les auditeurs enten- 
daient, mais bien des gens savaient qu’en 
fait ce monsieur Paul était bien le protes- 
seur C, Meredith Jones, directeur du dépar- 
tement de français à l’université, 


U 


nçaise en Amérique, remet un chè- 


Le rôle de Mgr Baudoux 


dans la fondation des postes 


de langue francaise 


',..0On ne s'étonnera pas 
que ‘‘Chante-Clair?’, organe 
de Radio-Saint-Boniface et 
CKSB, veuille rendre un 
hommage particulièrement 
bien senti à Monseigneur 
Baudoux, En effet la formule 
heureuse que Radio-Ouest- 
Française a finalement a 
doptée et dont elle est à faire 
un succès complet, même si 
elle n’est pas totalement de 
Monseigneur Baudoux, lui 
doit énormément, Elle lui 
doit d'avoir pu être réalisa= 
ble à cause des conditions et 
des circonstances dont il fut 
lui-même responsable, 


Le grand ennemi de tous 
les succès, de toutes les 
grandes etnobles causes, est 
le manque de persévérance 
ou la lassitude en présence 
du peu de résultat de nosef- 
forts. Le mérite de ceux qui 
persévèrent dans leur des 
sein sans jamais perdre de 
vue le but ultime en est d’au- 
tant plus grand! Monsei- 
gneur Baudoux a été de ceux 
qui ont su persévérer et es 
pérer, C'est là son plus 
grand titre de gloire et la 
raison pour laquelle il a 
droit à notre admiration et 
à notre reconnaissance, 


Il avait été mêlé à tous nos 
mouvements nationaux, mê- 
me avant l'apparition de la 
radio, Mais dès les débuts 
de Radio-Canada, et même 
avant, il avait entrevu tout 
ce qu’on pouvait tirer de ce 
merveilleux. agent, tant au 
point de vue moral qu’au 
point de vue social et natio- 
nal, Il y apercevait tout d’a- 
bord un complément de nos 
autres oeuvres, puis il y vit, 
comme bien d’autres d’ail= 
leurs, une valeur positive et 
intrinsèque qu’on ne pouvait 
négliger, fl voulut donc que 
ses compatriotes de langue 
française, aux intérêts des- 
quels il se vouait de plus en 
plus, pussent eux aussi jouir 
des avantages qu’offrait ce 
nouvel organisme national, 


M. l'abbé Antoine d'Escham- 
bault, auteur de cet article, de- 
meurera, dans l'histoire du Ma- 
nitoba, le grand artisan qui a 
assuré la fondation de CKSB. 


La situation parut bientôt 
presque désespérée, Après 
des débuts prometteurs, la 
radio officielle crut devoir 
adopter une formule facile 
en vertu de laquelle le pays 
fut divisé en deux zones: un 
réseau français pour le Qué= 
bec et un réseau de langue 
anglaise pour le reste du 
pays, On crut où on voulut 
croire que c'était 1à lasolu= 
tion au problème des deux 
cultures qui s'affrontent en 
terre canadienne depuis plus 
de trois siècles, C'était, di= 
sait-on, le seul moyen d’a= 
voir la paix, Les événements 
sont en train de prouver que 
la formule était fausse ou 
au moins incomplète, car 
aucun événement n’a contri= 
bué davantage à la bonneen= 
tente et au respect. mutuel 
que notre poste de CKSB à 
Saint-Boniface, Mais c'était 
sans doute un résultat qu’on 
ne pouvait prévoir, 


Les groupes minoritaires 
de l'Ouest canadien, rompus 
à la lutte, refusèrent d'ace 
cepter cet état de choses qui, 
non seulement les ignorait, 
mais les privait encore d’un 
élément de formation d’une 
richesse incomparable, I y 
eut des lettres, des protés= 
tations et résolutions, De sa 


petite paroisse de Pru- 
d'homme, Monseigneur Bau= 
doux dirigea le mouvement 
secondé par le porteur d’un 
des grands noms de France, 
Monsieur de Margerie, en 
parlant au nom de ses com= 
patriotes de laSaskatchewan 
comme au nom de ceux de 
tout l'Ouest canadien, Son 
grand mérite futalors d'em= 
pêcher la question de mou= 
rir, Il multiplia les démar- 
ches, intéressa ses compa- 
triotes de l'Est, fit de nom= 
breux voyages, visita les 
personnages influents, for 
ma une ligue de radiophiles, 
enfin resta sur la brèche 
sans jamais fléchir, I finit 
par obtenir des programmes 
français au poste de 
Watrous, et ce fut certaine 
ment grâce à sa persévéran- 
te énergie que cette recon- 
naissance officielle de notre 
existence fut obtenue, 


Ces luttes et ces revendi- 
cations avaient préparé l'’o= 
pinion et nous fûmes gra 
duellement conduits — peut 
être à notre insu = à la déci- 
sion importante qui fut prise, 
à l'automne de 1941, à Pru- 
d’homme même, Le résultat 
des délibérations qui eurent 
lieu alors entre les repré- 
sentants des groupes fran 
Çais des trois provinces des 
prairies, fut la création de 
ROF et ultérieurement la 
mise au monde de CKSB àSt- 
Boniface et de CHAF à Ed 
monton, 


Avant d'en arriver aux ré 
sultats d'aujourd'hui il y eut 
un long chemin à parcourir, 
Au cours des premières 
étapes Monseigneur Baudoux 
fut, sinon le principal, au 
moins un des agents impor= 
tants du grand effort qu’il 
fallut faire, Graduellement 
les cadres se précisèrent, 
Chacune des trois provinces 
organisa sa propre percep= 
tion, puis nous nous abouchâ= 
mes avec nos amis du Qué- 
bec pour lancer une sous= 


ses côtés, on reconnaît 
Campbell, 

cription nationale, Entre 
temps, Monseigneur Bau- 
doux se multipliait, Il fut de 
toutes les délibérations, de 
toutes les réunions, soit au= 
près des Gouverneurs de 
Radio-Canada, soit auprès 
du Comité de la Survivance, 
ou encore, auprès des chefs 
du monde religieux et civil, 
Plus tard, il devait prendre 
une part active à la percep= 
tion dans la province de Qué- 
bec, Partout et toujours on 
le trouvait aux avant-postes, 
jamais fatigué de la lutte, 
toujours résolu d'arriver au 
but malgré tous les obstas 
cles, 


Le succès de CKSB fut 
pour lui, comme pour nous 
tous, d’un grand réconfort, 
mais le résultat heureux ne 
le surprit pas, Il s'y atten- 


LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 


Mgr Maurice Baudoux, lors des têtes du 1Ue anniversaire, le 2 


# 


7 mai 1956. 


le premier ministre manitobain d'alors, M. Doug_ 


dait et il en profita pour re- 
venir à la charge, L'obten- 
tion du permis pour Radio 
Edmonton l’encouragea à re= 
doubler ses efforts en vue 
du même avantage au profit 
de ses chers compatriotes 
de la Saskatchewan, Ce fut à 
ce stage que Rome l'a appe- 
lé et nous ne doutons pas 
qu’il voudra continuer à ses 
compatriotes de la Saskat 
chewan son bienveillant in 
térêt, 

Radio-Saint-Bontface est 
particulièrement reconnais 
sante à Monseigneur Bau- 
doux pour toutes les raisons 
que nous venons d'énumérer, 
On pourrait dire que cette 
reconnaissance est celle de 
toute la population de langue 
française de l'Ouest canae 
dien, puisqu'il a constam- 
ment travaillé à son avance. 


ment social et spirituel, Bten- 
loin de l’amoindrir, cette 
longue et fidèle garde l’a 
grandi etennobli, Rome vient 
de reconnaître la grandéur 
du rôle qu’il a joué ense fai= 
sant le défenseur et protec= 
teur des minorités, L'Eglise 
a reconnu les services ren- 
dus au pays par les hommes 
de sang français en choisis- 
sant un de ceux qui ont le 
plus contribué à la survivan- 
ce française dans l'Ouest_ 
canadien, Elle reconnaît en 
core indirectement la no 
blesse des luttes qui se pour 
suivent encore dans cette 
partie du pays et elle justi- 
fie les plus grandes espé- 
rances, 


Antoine d'Eschambault, ptre, 


LPABANREITERLENRE 7 A DAC NT 2 LATE ANA ET SL A LR RAR RM NOR RC NUL 2 Nr CE EP RNNERRS 


La chronique des ego contra ou mieux, 
les ego contra chroniques... 


Pour rire, Pour vous faire 
voir l’intérieur du poste, 
Et tout le plaisir qu’on a à 
servir la population français 
se du Manitoba, Une tache 
souvent plaisante, mais par 
fois... 

Au téléphone (avec un fort 
accent de France)... 

- Monsieur, on vient d'as- 
sassiner la langue, 

_,,, Ah oui? 

- Vos bulletins de nouvel- 
les sont infects, On vient 
de conjuguer comparaître 
avec être au lieu d’avoir, 
Et ce n'est là qu'une erreur 
grossière au nombre des 15 
ou 20 que j'ai entendues en 
cinq petites minutes, 

- Votre nom s’il vous plait, 
Monsieur ? 

Ca n’a 
d'importance, 

- Doit-on penser la même 


aucune sorte 


chose de vos remarques 
Monsieur ? 

Toujours au téléphone 
(sans autre accent que la 


senteur de l’aicool), 
— C'est ben l'heure du Ro 


saire ? 
Oui Monsieur, 
-Vous,,, hic,,,. pouvez 


pas jouer d’aut’chose ? 
-L'Heure du Rosaire pas= 

se en ondes tous les jours 

À cette même heure mon= 


sieur, 
+ L'Heure du Rosaire, 
l'Heure de l'Immaculée, 


l'Heure du Sacré-Coeur, 
c'est-y wUn'église c'laffai- 
re-là ? 


… Ben parle, maudit pars 


leux, C'est tout c'que tu 
sais faire, parler, 
-Il faut adresser les 


plaintes au gérant, Mon- 
sieur, Si vous voulez me 
laisser votre numéro de té 
léphone ,,, 

-Vous êtes yen qu'une 
gang de mangeux d’peanuts, 
de rongeux d’balluss (et j'en 
omets), Tas d'parleux, 

- Bonsoir Monsieur, mer- 
ci d'avoir appelé, (Click), 

(Pour 
sait, notre interlocuteur est 
peut-être encore au bout du 


tout ce qu'on en: 


fil), 

Encore au téléphone (mais 
en conversant avec nos 
‘confrères’ canadiens, 15 
minutes après le début de la 
description d'une joute de 
Hockey junior), 


1 thought you were broad- 
casting this game, 

-We are, Sir, The game 
started 15 minutes ago, 

- You mean to say this noi 
se We hear is a description 
of Hockey? Why can’t you 
have the decency to broad- 
cast in English? 

—The CBC doesn't allow 
us to broadcast in English, 
Sir, 

— That's preposterous, 111 
have you know we're in an 
English speoking country, 

There are different opi- 
nions on that matter, Sir, 

You might as well be 
broadcasting in Indian, 

You mean to say you’d 
understand if we did ? 

-Ya damn pea 
Click... 


soup, 


A part ses critiques ver 
beux, CKSB a aussi ses cri 
tiques écriveux, On les ap- 
pelle nos chiens de garde, 
De bonnes gens, bien inten- 
tionnées, qui font peut-être 
(sans doute) des ulcères 
d'estomac,,, Et des atta- 
ques de bile, Ils sont de 
deux catégories: Ceux qui 
ont raison,,, et les autres, 
Leurs discours sont tou 
jours intéressants, même 
s'ils sont parfois sarcasti= 
ques ou bilieux, Is portent 
le plus souvent sur la lan- 
gue, Assez fréquemment sur 
la valeur morale de Lili 
Fayol, de Maurice Cheva- 
lier, de Fernandel où enco- 
re d’une demoiselle sur une 
balançoire ou de Chevaliers 
de la table ronde, 


CEUX QUIONT RAISON 

Extrait Lettre: ‘'Larous= 
sé où non, mol je vous main= 
tiens que quand vous dites: 
5. (12 mots plus tard)... 


… 


Quand on a été élevé dans 
les de Paris jusqu’à 
l’âge de 22 ans, on n'a pas 
besoin de consulter l’admi- 
rable livre de Larousse, 


LES AUTRES, ,, 


Extrait conversation: 
‘J'ai chez moi la présiden- 
te des Enfants de Marie; la 
présidente des Dames de 
Ste-Anne; la présidente du 
Tiers-Ordre; le président 
de ja Ligue du Sacré-Coeur 
et deux autres ames de bon- 
ne volonté, Nous avons dres- 
sé une liste de chansonnet. 
tes répréhensibles qui 
passent en ondes à CKSB: 
Une Demoiselle sur une ba= 
lançoire (parce qu'onlui voit 
les jambes)... Chevaliers de 
la Table Ronde (parce qu'il 
a une femme sur ses ge 
noux, le gros méchant)... 
Juivent les noms de quelques 
20 chansonnettes,,, toutes 
des horreurs’, 

U faut faire une différen- 


Ciation entre les ‘gros mé- 
chants'' et jes ‘'‘gentils’’, 
Fayol, Chevalier, Fernan- 
del, Trenet, Rossi et Sa- 
blon sont les ‘’gentils'’ con 
tre qui on n'a rien à dire, 
Où est le sens des vraies 
valeurs ?,,, 

Pour avoir le droit de 
participer à cette chronique, 
Ü faut avoir fait au moins 
22 ans d'étude dans les 1y= 
cées de Paris, être au Ca 
nada depuis au moins deux 
semaines, et ne rien con- 
naître de la situation fran 
Galse au Manitoba ,., et 
n'en vouloir rien savoir... 
et avoir hâte de quitter ‘ces 
quelques arpents de neige’! 
pour rentrer au pays où l'on 
sait vivre, parler, manger, 
et par accident gouverner, 


. 


BIN NETTE 
(Extrait de CHANTE-CLAIR 
automne 1953) 


Au 100 NONS, l’année tire déjà à sa fin, L'été approche, 
et avec lui, les vacances, qui disperseront les membres ici 
et là pour environ trois mois, 

Le 100 NONS s’est chargé, comme il l’a toujours fait, de 
répandre au Manitoba et ailleurs, chez les anglophones com 
me chez les francophones, un des aspects les plus riches 
de notre culture française : la chanson, Voilà bien le rôle 
que nous nous assignons, Dans cette veine, l’année a été 
fructueuse, De nouveaux interprêtes et compositeurs sont 
montés sur la scène, deux nouveaux orchestres comprenant 
une dizaine de musiciens se sont développés, une équipe 
technique au complet fut mise sur pied, et enfin, toute une 
série de tournées fut entreprise, jointe aux présentations à 
la boîte elle-même, d'octobre à avril, Ainsi cette année, le 
100 NONS a pu rendre visite à La Broquerie et Somerset en 
novembre, participer au Rallye au cours du cabaret au Cen- 
tre Saint-Louis, présenter un ‘spectacle à la collation des 
finissants du Collège, et enfin, répandre la chanson françai- 
se dans un milieu anglais, cette fois-ci dans la forme de 
l'Ecole R,B, Russell, Le 100 NONS a eule plaisir de parti 
ciper à une boîte à chansons à Ste-Anne, ainsi que de diver= 
tir le secrétaire d'Etat Gérard Pelletier lors de sa visite à 
St-Boniface, Le groupe a joué à un banquet en l'honneur des 
employés les plus anciens de l'Hôpital de Saint-Boniface; 
puis en décembre, il a présenté un spectacle à l’Institut Col- 
‘légial Louis-Riel, à la salle comble, Le 8 janvier, le 100 
NONS visitait Lorette, puis, le soir suivant, avait l'honneur 
de jouer pour le lieutenant-gouverneur et ses invités en la 
résidence même du représentant de la reine, La journée 
d’après, le groupe partait vers le village de Saint-Pierre, 
Le 7 février, le 100 NONS chantait au Gymnase Notre-Dame, 
à une soirée organisée par les Scouts de Saint-Boniface, 


Une tournée bien appréciée par les artistes et musiciens 
qui y ont participé fut celle du 21 mars en un territoire tout 
à fait nouveau, à Roseau au Minnesota, Enfin, une semaine 
plus tard, le 100 NONS montait son grand gala ‘Quatre 
Vues’’, de nouveau au Gymnase Notre-Dame, avec la parti- 
cipation de dix musiciens et une douzaine d'artistes, Aucun 
doute que le 100 NONS s’est fait entendre par toute la pro- 
vince en ?70-/71, 

Dans d’autres domaines, le 100 NONS a eu l’heureuse chan- 
ce de participer à deux programmes de télévision diffusés 
sur les ondes locales, ainsi qu’à un programme de l’émis- 


A l’occasion du 25e anniversaire de CKSB, le.100 NONS, 
en collaboration avec CKSB, présentera cinq spectacles à la 
boîte, du 24 au 28 mai inclusivement, de 21 h à 22 h, Ces 
spectacles seront radiodiffusés en direct sur les ondes do 
CKSB, En somme, c’est une façon pour le 100 NONS de dire 


MARDI 


La 


Troupe du 
Cinquième 


LUNDI 


Mona Gauthier 
Roger Rey 


Lise Fréchette Jeannine 
Soir 
sous la direction de 


animateur: LOUIS DUBE RONALD LAMOUREUX 


MERCREDI 


Martial Gaudreault 
Marc Allard 


animateur: LOUIS DUBE 


“LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 / 21 


sion ‘ Cent Mille Chansons’’, diffusé sur le réseau national 
de Radio-Canada, La bofte a reçu chez elle, au cours de deux 
discothèques, ‘‘Fiasco et Co.’’ et la ‘'Renaissance”’, Des 
cours de diction et de musique furent organisés sous la di- 
rection de Mile Jeannette Arcand et Mme Michelle Chénier, 
Les membres ont pu aider à la réception au Spectacle Yvon 
Deschamps, et à l'entretien d’un kiosque lors du Rallye de 
la SFM, Et mentionnons le spectacle spécial à l’occasion du 
Festival du Voyageur dont CBC-Radio-Canada a filmé cer- 
tains segments en vue d’un documentaire commercial qui 
sera présenté l'an prochain, 


En effet, ce fut une année mouvementée, Jamais dans 
l’histoire du 100 NONS avait-on entrepris un si grand nom- 
bre de tournées, La liste de membres actifs s'élève à plus 
de soixante-quinze, chiffre le plus élevé depuis la formation 
de l'organisation, Le local sert chaque jour, soit aux répé- 
titions, soit aux chefs d'orchestre qui y essaient leurs ar= 
rangements musicaux, soit aux techniciens, soit à des spec= 
tacles et à des discothèques, La formation des divers comi= 
tés a permis aux jeunes de prendre en mains des responsa- 
bilités, et de cette façon, de s'épanouir au point de vue cul 
turel et personnel, Le 100 NONS désire continuer son tra= 
vail en conservant les mêmes objectifs: former de jeunes 
artistes, répandre la culture française par la chanson, réu= 
nir la jeunesse dans un organisme propre à l’éduquer par 
les responsabilités qu’elle lui offre, 


Bien que les vacances approchent, le 100 NONS ne ferme 
pas ses portes complètement, Il est possible qu’un ou deux 
spectacles soient montés au cours des mois de juillet et 
août, et que le samedi soir soit réservé à des soirées-dis- 
cothèques où les jeunes pourraient se rencontrer, discuter 
et danser, Et comme de raison, le travail de préparation 
pour la saison 71-72 débutera immédiatement, Une réunion 
plénière est prévue pour le milieu de juillet, au cours de 
laquelle les membres de l’exécutif seront élus, et plus im- 
portant encore où la structure interne du 100 NONS sera dé- 
finie au complet, La réunion sera ouverte au public et toute 
personne intéressée pourra y assister, D'autres renseigne- 
ments seront communiqués dans un avenir prochain, 


LE 100 NONS 


‘‘Merci’’ à CKSB pour son travail de publicité et son assis- 
tance dans le choix de musique et l'enregistrement sur bo- 
bines, C’est un peu ironique, car, par ce nouveau geste, 
CKSB ne fait que continuer à répandre la culture française 
par la province, et porter aide une fois de plus au 100 NONS, 


JEUDI VENDREDI 


Michel Boucher 
Louise Mousseau 
Albert St-Mars 


Récital en 
Noir et Blanc 


CLAUDETTE CARON 
LORRAINE NORMANDEAU 
MARC LAVOIE 


p 
ALICE BERUBE 
violoncelle animateur: LOUIS DUBE 


Fillion 
Tom, Tweet & Hank 


22 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 


Quelques statistiques sur les 
premières semaines de CKSB 


ll serait peut-être inté- 
ressant pour les lecteurs de 
Chante-Clair de lire les 
quelques statistiques sui- 
vantes sur les programmes 
qui ont êté émis à CKSB de- 
puis le 27 mai dernier. 


142 causeries de 15 mi- 
nutes ont été prononcées 
dans nos studios, Nous avons 
interviewé 22 personnes, 
soit durant l'émission ‘‘En 
badinant avec nos voisins’’, 
soit à l’occasion de la vi= 
site de personnes de mar= 
que, I est intéressant de 
noter également que nous 
avons émis 226 program- 
mes religieux d’une durée 
d'un quart d'heure et 41 
émissions d’une demi- 
heure, 


On peut dire que le théa- 
tre a été à l'honneur à 
CKSB, même si nous n’a- 
vons pas réussi à faire pas- 
ser autant de pièces de théâ- 
tre que nous aurions aimé le 
faire, Vous serez peut-être 
surpris d'apprendre que 43 
pièces de théâtre radiopho= 


niques ont êté réalisées dans 
nos studios, 


Dan$ le domaine d’éduca= 
tion de nos enfants il est à 
remarquer que nous avons 
consacré 220 périodes d’un 
quart d'heure et 67 d’une 
demi-heure, 

Considérons maintenant 
les programmes musicaux, 
Ici il est à remarquer qu’en 
faisant le relevé de nos pro 
grammes nous ne mention» 
nons que les programmes 
réalisés dans nos studios 
par le personnel du poste et 
non pas tous les program 
mes par transcription, C’est 
pourquoi il ne faut pas être 
surpris du chiffre qui peut 
ici vous paraître bas, Les 
205 programmes musicaux 
représentent de nombreuses 
heures de répétition; si l’on 
considère que le poste n’é- 
met que 12 heures par jour 
et si l’on considère la moy= 
enne d'heures d'opération 
depuis le début, la propor= 
tion de ces programmes ré 
alisés chez nous est très 


favorable, 


Nous avons passé en audi= 
tion au-delà de 200 jeunes 
filles, jeunes gens, hommes 
et femmes qui se sont pré 
sentés soit comme artistes, 
soit pour le programme des 
amateurs de CKSB, 


Une dernière statistique 
avant de terminer, Il est in- 
téressant de noter que nous 
avons passé 788 annonces= 
éclair en faveur d'oeuvres 
de bienfaisance et 759 de 
ces mêmes annonces au pro= 
fit du poste, 

Résumons brièvement, 
Les chiffres qui apparais- 
sent ci-dessus peuvent pa= 
raître très arides, mais si 
l'on s'arrête quelques ins= 
tants pour faire l’analyse de 
toutes ces données, en te- 
nant bien compte que le pos= 
te est sur les ondes seule- 
ment depuis le 27 mai, on 
saura reconnaître qu’il y a 
déjà eu beaucoup de travail 
d'accompli, 


(Chante-Clair, automne 1946) 


Les concours ont toujours été populaires à CKSB. 
Ci-dessus le chanteur Hugues Aufray présente les 
billets aux gagnants d'un concours KLM,M. et 
Mme Gérard Pronovault de St-Boniface. 


Meilleurs souhaits et 
félicitations 
de la part de 
Red River Consumer Co-operative 


propriété des consommateurs 


Magasins et Stations à St-Norbert, 
East Kildonan, Winnipeg. 


Cours à bois et départements de combustible 
à Ste-Agathe, Stonewall, Teulon et Oakbank, 


Bureau chef: 910, rue Wall, Winnipeg 


BOITES 
A CHANSON - 


CAFE 
PARISIEN - 


SOIREE 
HISTORIQUE  - 


RECEPTION - 
BANQUET - 


TOUR DE 
CHANT - 


EMISSIONS 
SPECIALES - 


Programme du 
25e anniversaire 


Hommage à CKSB 
à l’occasion de son 
25e anniversaire 


À de St- Gonipac 


qui vous invite a sa vente de 
50e ANNIVERSAIRE 


du 27 mai au 3 juin 


Voici un des conseils d'administration de CKSB, celui de 1954-55. La photo 


‘a été choisie au hasard par la rédaction de La Liberté et le Patriote. Elle fait 
voir dans l'ordre habituel: première rangée: J.-A. Dansereau, l'abbé A. d'Es- 
chambault, Célestin Champagne, président, Roland Couture, Joseph Van 
Belleghem; deuxième rangée: Edmond St-Amant, l'abbé Lucien Senez, Dr 
PE. LaFlèche, l'abbé D. McDougall; troisième rangée: Léo Landry, Albini 
Gallant, Joseph Deroche, Dr Henri Guyot, le père Aurèle Lemoine, Me Al- 


fred Monnin. Gérard Léveillé était absent lorsque la photo fut prise. 


Le 100 Nons 

du 24 au 29 mai, 21 h, 
au Centre Culturel. 

au poste CKSB 

du 24 :u 30 mai, de 
12h à 14h, 

La Société Historique 
de St-Boniface 

25 mai, 20 h 30, au 
Pavillon universitaire 
du Collège de St-Boni- 
face. 

La Ville de St-Boniface 
27 mai, 20 h 30. 

27 mai, 19 h au Gym- 
nase Holy Cross 

Mgr Maurice Baudoux, 
président d'honneur. 
Gilles Vigneault 

29 mai, 20 h 30, en 

la Salle du Centenaire. 
Toute la semaine - 
$2,500 en prix. 


Henri BERGERON, Emile SAVOIE, Léo 
REMILLARD, Maxime DESAULNIERS, 
Henri PINVIDIC, Jacques BERNARD et 

d'autres anciens annonceurs de CKSB ani- 
meront les programmes du café parisien. 


200, boul, Provencher — Tél: 247-3795 
Ouvert jusqu'à 9 h tous les soirs, 


EN Ce 


+ L L Li ; 
Pendant un certain nombre d'années, CKSB se fit le promoteur d'un 
marathon de marche à pied qui connut une certaine popularité. Ci- 
dessus, le gagnant enfourche une magnifique motocyclette. 


Félicitations à 
de CKSB 

de St-Boniface heureusement 

au service de la francophonie 

depuis 25 ans 


Creative Linguistic 
Centre Ltd. 


402 - 280 rue Smith, Winnipeg 1, 


Pour tous vos travaux: annonces, catalogues, 
lettres, publicité, dépliants, manuels d'emploi 
et d'entretien, etc, 


NOUS VOUS OFFRONS... 


TRADUCTION 
(Anglais - Français, Français - Anglais) 
Autres langues sur demande 


IMPRIMERIE-OFFSET 
Rapidité et qualité 


SECRETARIAT 
En anglais et en français 


CREATION 
Composition artistique 


XEROX 


Réduction de différentes dimensions et 
reproduction exacte. 


24 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 


| ‘. « 
Louis Leprohon, gérant de la première heure, soir de février 1946 à mai 1948. Valmore Gervais, nouvelliste à CKSB pendant près de 18 ans. || prit sa retrai- 
te en décembre 1970, 


SX 


L'équipe de ‘’Rideau Bleu en répétition, De gauche Denis Belair et son ‘’Réveille-matin'’ vers 1952. 


à droite: Yves Savignac, Léo Brodeur, Janou St- 
Denis, Pauline Boutal, Gilles Guyot, Marie Berge- té GAP, sg ra none 
ron, Jean St-Denis. RS PE AE 


à ces trois moyens de dif 
fusion culturelle, celui de 
Mme Pauline Boutal, 

‘Au tout début CKSB de= 
mandait souvent la collabo= 
ration des comédiens du 
Cercle Molière pour mon= 
ter des pièces à la radio, 
La technique de la radioétait 
toute nouvelle pour nous et 
il fallait toujours faire at- 
tention de ne pas remuer ses 
feuilles ou marcher trop 
fort, Parfois on oubliait que 
le bruit s’amplifiait, Dans 
une des pièces que présen 
tait Jean Saint-Denys il y 
avait des lapins qui man- 
geaient de la salade, pour 
les imiter Jean avait pris du 
céleri, 1 s'était mis trop 
près du micro pour le man= 
ger et on aurait dit un mou= 
lin à ciment! Mais l’expé- 
rience acquise en jouant à 
la radio était précieuse pour 
les comédiens et ça leur don 
nait un débouché, On pouvait 
s'entendre après. Alors on 
savait ce qui ne marchait 
pas, Tout reposait sur la 
voix, C'est la voix qui jouait, 


Mme Aimée Simons, discothécaire de 1959 à 1966. PRIT ne comptait pour Henri Bergeron, premier annonceur de CKSB, le soir de l'inauguration officiel- 
4 le, le lundi 27 mai 1946. 


sq 


Le White's Locomart 


est le plus grand WHITE'S LOCOM ART Heures d'ouverture: 
magasin du Winnipeg Lundi au vendredi: 


Métropolitain pour NA : Le de 9h d tin à 9 h du soi 
Viandes, Fruits et offre ses Félicitations et ses Meilleurs Voeux de Longue Vie vd pre h 
Légumes toujours à * Ë Samedi: 

frais. Nos prix sont A de 9 h du matin à 6 h du soir. 
les plus bas, 


WHITE'S LOCOMART sis à l'angle Provencher et DesMeurons, vis-à-vis le Club Belge, St-Boniface 


LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mereredi 19 mai 1971 / 25 


. Germain Massicotte, 
nouvelliste. 
1° as gt ca 15 


; 


De gauche à droite: André Martin, directeur des programmes; Mme Bertrande 
Desrochers et Mile Madeleine Painchaud, du service de publicité et de traduc- 
tion; Etienne Bohémier. aérant des ventes. 


ui 


ur matinal de ‘’Radio-py- 


Fe 


# 
Yves Fortier, l'animate 
jama”’. 


Jean Hébert, nouvelliste. 


nd Et 


Yvonne Bonneteau, préposée à la réception, (à gau- x * 3 À à ; 
che) et deux étudiantes de Louis-Riel en stage à Mme Marie Benoit, animatrice entre autres “Tout Roland Brodeur, ingénieur à CKSB depuis 1961. 


CKSB, Suzanne Chartier et Gisèle Gosselin. et de rien” et de “Radio-sonde”. 


Félicitations et remerciements au poste de radio display imdulises 
CCE TEEN 


CKSB DEPUIS 25 ANS 


au service de la population manitobaine 


— 


A PRINTING SERVICE FOR EVERY NEED 
MEILLEURS VOEUX DE SUCCÈS 


Des cinq postes de radio 
du Winnipeg métropolitain, 
CKSB est sans aucun doute 
celui qui a été le plus dure- 
ment frappé par l’inonda- 
tion, sans doute pas au point 
de vue matériel, mais au 
point de vue moral, Eneftet, 
CKSB compte surtout comme 
auditoire, la population de 
langue française du Manito- 
ba, 33% de cette population 
a été affectée par cette inon- 
dation, Parmiles plus riches 
centres agricoles qui ont 
êté complètement submer- 
gés dans la vallée de la ri= 
vière Rouge, les noms bien 


x [ 
DS 


» 


Propre NC 


français des localités indi- 
quent clairement que c'est 
au sein même de la popula= 
tion desservie par CKSB que 
les eaux boueuses de la ri- 
vière Rouge ont fait leur ra- 
vage. Voici la liste des ag- 
glomérations etentre paren- 
thèses les nombres des fa- 
milles de langue française : 
Letellier (104), St-Jean- 
Baptiste (251), Morris (57), 
Aubigny (93), Ste-Agathe 
(110), St-Adolphe (94), La 
Salle (75), St-Norbert (225), 
St-Vital (548), St-Boniface 
(2,016), Lorsqu'un tiers de 
l'auditoire d’un poste de ra- 
dio est atteint par un désas- 
tre tel que l’inondation du 
Manitoba en mai, 1950, l’é- 
preuve est plus rude que si 
le poste lui-même était ma- 
tériellement atteint, C'est 
ce qui est arrivé et c’est ce 
que nous voulons vous rela- 
ter dans ce rapport, 


Le poste CKSB venait de 
terminer sa quatrième sai- 
son radiophonique à la fin 
d'avril 1950 et se préparait 
à entreprendre les program= 
mes d'été, Depuis quelques 


26 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 


CKSB et l'inondation de 1950 


semaines déjà on prévoyait 
que la partie sud de la pro- 
vince et plus particulière 
ment la vallée de la rivière 
Rouge allait être victime 
d’une deuxième inondation en 
trois ans. Nous nous étions 
préparés pour donner un re 
portage complet de cette si- 
tuation dès le lundi de Pä- 
ques, 10 avril, Nous pouvons 
en effet, commencer lànotre 
rapport sur les activités de 
CKSB durant l’inondation au 
Manitoba. 

En effet, le 10 avril, le 
service des Relations Exté- 
rieures de CKSB se chosis- 


sta Lo GE ion 
LL 


sait deux correspondants, un 
à Letellier et l’autre à St- 
Jean-Baptiste à quelques 
milles au nord, qui nous 
avaient tenu au courant de 
la situation critique en 1948 
et qui s’engageaient de nou- 
veau à nous faire parvenir à 
nos frais, un rapport quoti= 
dien sur les dommages cau- 
sés par la crue des eaux au 
fur et à mesure que le niveau 
de la rivière atteindrait ces 
deux localités, 


Dès le 18 avril, le direc- 
teur du poste, monsieur Cou= 
ture, se rendait jusqu’a St 
Jean-Baptiste pour aller 
étudier sur les lieux la si- 
tuation et offrir à nos audi- 
teurs de la municipalité 
Montcalm, les services du 
poste CKSB, Le lendemain 
19 avril, nous nous choisis= 
sions des correspondants à 
Ste-Agathe et à St-Adolphe 
afin que notre service d’in- 
formation ait chaque jour 
un rapport de première main 
sur la situation tout le long 
de la vallée de la rivière 
Rouge. Le 23 avril nous 
étions invités par l'officier 


des Relations Extérieures du 
corps royal d’Aviation Cana- 
dienne à survoler cette ré- 
gion au sud jusqu’à Emer- 
son. À ce moment-là, l’inon- 
dation était surtout de sur- 
face et causée par la fonte 
des neiges et les régions 
de Rosenfeld, Gretna et Al- 
tona étaient plus particuliè- 
rement affectées, Cepen- 
dant, la rivière Rouge était 
déjà sortie de son lit à Emer- 
son etinondait considérable- 
ment cette petite ville surla 
frontière internationale, 


Le jeudi de la même se- 


“Papi or ul due 


maine, soit le 27 avril, le 
directeur-adjoint, monsieur 
Dussault et l’ingénieur en 
chef, monsieur Thompson, 
étaient invités par le capi- 
taine Ferguson du Service 
des Relations Extérieures de 
l'Armée à se joindre à un 
groupe de représentants de 
la radio et de la presse et 
à se rendre jusqu’à Emer- 
son à bord d’un ‘‘Dukw?’, 
camion-amphible, afin de 
constater de plus près les 
ravages qu'avait causés jus- 
que-là l’inondation de la ri 
vière Rouge, C'est à ce 
moment-là que nous avons 
constaté qu’il y avaitundan- 
ger réel, non seulement pour 
la vallée de la rivière Rouge 
mais même pour les centres 
urbains du Winnipeg métro 
politain, 


Subséquemment, des 
membres du personnel sur 
volèrent la région le 28 avril 
et les ler et 3 mai. Après 
chacune de ces visites des 
reportages détaillés étaient 
transmis à nos auditeurs et, 
dès le lundi ler mai, nous a 
vions commencé à CKSB un 


programme quotidien au 
cours duquel nous transmet- 
tions à nos auditeurs un re= 
portage sur l’inondation, des 
messages officiels et per- 
sonnels afin d’alerter ceux 
qui ne s'étaient pas encore 
rendu clairement compte du 
danger qui les menaçait, 


C'est le 4 mai, cependant, 
que commence dans notre 
journal la période de la cri 
se, Au cours de l’après- 
midi les autorités munici- 
pales nous demandaient de 
continuer nos émissions au 
delà de notre horaire rêgu- 
lier afin de tenir nos audi- 
teurs en alerte, car à ce 
moment-là, le niveau de la 
rivière avait atteint 24,5 
pieds au-dessus du niveau 
normal, soit 6,5 pieds au- 
dessus du niveau d’inonda- 
tion, C'est à ce moment-là 
que nous avons commencé 
nos émissions à 24 heures 
par jour. Le vendredi nous 
dûmes nous organiser pour 
avoir plus de personnel, car 
déjà, les appels au poste se 
faisaient de plus en plus 
nombreux et, en plus des de 
mandes de messages àtrans- 
mettre, nos auditeurs s’a- 
dressaient à CKSB pour ob- 
tenir toutes sortes de ren- 
seignements, Durant la nuit 
du vendredi au samedi, soit 
du 5 au 6, le poste CKSB 
fut le premier à avertir la 
population de la partie nord 
de St-Boniface d’évacuer,car 
la digue qui retenait la ri- 
vière à cet endroit venait de 
céder, Nous avons donc diri 
gé ces gens en lieux sûrs et 
grâce au concours d’un grou= 
pe d’auditeurs qui était resté 
à l'écoute, il nous fut possi- 
ble en un rien de temps de 
trouver des logis pour toutes 
ces familles, 


Le samedi, 6 mai, l'Armée 
prit le contrôle des opéra- 
tions d'urgence à Saint-Bo- 
niface et c'est à ce moment- 
là que nous avons commencé 
à travailler très étroitement 
avec elle, Ce même jour, la 
ville de St-Boniface devenait 
pratiquement isolée car les 
approches du pont Proven- 
cher du côté de Winnipeg 
étaient submergés et les 
deux ponts de la rivière Sei- 
ne étaient devenus imprati- 
cables, Le 7 mai, le centre 
de commande de la lutte con 
tre l’inondation nous deman= 
dait de faire évacuer la po 
pulation de St-Boniface qui 
habitait les régions basses 
et le lundi et mardi, 8et 9 
mai, nous transmettions des 
ordres identiques à la popu= 
lation de St-Adolphe, de St- 
Jean-Baptiste, d'Aubigny et 
de Ste-Agathe, Le 13 mai, 
la situation était devenue de 
plus en plus critique, Le 
pont de Norwood était fermé 


Félicitations au Poste CKSB 
à l’occasion de son 


25e anniversaire 


Banque de Montreal 


La Première Banque Canadienne 


172, rue Marion 
J.C.A.G. MA 


St-Boniface, 


RTEL gérant, 


et St-Boniface se trouvait 
complètement isolé dela vil= 
le de Winnipeg et des autres 
centres de la banlieue, Seule, 
la vole ferrée du Canadien 
National qui avait organisé 
un train pour faire la navet- 
te entre les deux villes et le 
poste CKSB servaient de 
contact, et encore, il nous 
était extrêmement difficile 
de recevoir les communi= 
qués du Centre de la lutte 
contre l’inondation à cause 
de l'état déplorable des com= 
munications par téléphone, 


Durant toute cette semai= 
ne, du 7 au 13 mai, CKSB 
fut une vraie fourmilière et 
toute la population de langue 
française affectée par ce 
critique état de choses ve- 
nait chercher des directi- 
ves et venait demander de 
transmettre des messages 
aux parents et aux amis qui 
avaient été perdus dans ce 
va-et-vient, On s’inquiétait 
du sort de ceux qui étaient 
restés à l’arrière-garde et 
dès que les représentants de 
la Croix-Rouge avaient ins 
tallé un groupe d'évacués 
dans une localité, c'étaitune 
autre avalanche de messa= 
ges qu’il fallait transmettre 
afin d'informer les parents 
et les amis de leur nouvelle 
adresse, 


C'est ici, à CKSB, quel’on 
s'adressait pour demander 
des volontaires pour les dif- 
férents travaux de protec= 
tion pour la ville de St-Bo= 
niface, Et si les digues qui 
ont retenu la rivière et qui 
l'ont empêchée de noyer la 
ville ont tenu bon, CKSB y a 
contribué pour une large 
part, A notre appel le ma= 
tériel et la main-d'oeuvre 
sont venus, non seulement 
de tous lés coins de la ville 
mais de tous les coins de la 
province. Nous pourrions ci= 
ter plusieurs cas qui prou= 
veraient l'efficacité du pre 
mier poste de langue fran- 
çaise dans l'Ouest au cours 
de cette catastrophe, Qu'il 


nous soit permis de donner 
seulement deux exemples 
concrets, Le mardi 9 mai, le 
Centre de commande nous 
demandait de transmettre 
un appel pour des conduc= 
teurs de ‘‘bulldozers’’, En 
moins d’une demi-heure, et 
après un seul message, nous 
avions reçu plus de vingt 
appels de la part de volon- 
taires, spécialistes dans ce 
genre de travail, et remar= 
quez bien qu’à ce moment- 
là, seuls ceux qui étaient à 
St-Boniface pouvaient ré- 
pondre à l'appel car nous 
étions déjà isolés. Dans la 
nuit du 11 mai, un officier 
du Centre d'Evacuation de 
la Croix-Rouge nous deman= 
dait si nous pouvions l'ai 
der à localiser un monsieur 
Simon Couture qui demeu- 
r'ait à 423, rue Jeanne d'Arc, 
mais qui était évacué depuis 
le dimanche, On cherchait à 
établir contact avec ce mon= 
sieur depuis 3 heures de 
l'après-midi sans résultats, 


A minuit et cinq, CKSB 
transmis le message sur ses 
ondes et à minuit et douze, le 
monsieur en question était 
assis dans nos bureaux et 
nous informait qu'on était 
venu le chercher sur les di 
gues où il était en train de 
travailler au moment de no= 
tre appel. CKSB avait réussi 
à accomplir en moins de 12 
minutes ce que la Croix- 
Rouge n'avait pas réussi à 
faire dans plus de 9 heures, 
Nous ne voulons-pas, cepen= 
dant, que cet exemple serve 
à dénigrer le travail de la 
Croix-Rouge qui a été ma= 
gnifique et magnanime du- 
rant toute cette nériode cri 
tique, mais nous voulons plu= 
tôt prouver l'efficacité du 
poste CKSB durant cette pé- 
riode, 


Nous avons continué ces 
services spéciaux depuis le 
4 mai jusqu'äu 15 juin, Nous 
avons, cependant, cessé nos 


Suite à la page 31 


Joyeux Anniversaire! 


Le Canadien National est heureux 
de compter le poste CKSB parmi ses 
amis des tout débuts. 11 souhaite à 
la Direction de se garder toujours 
jeune et à la pointe du progrès. 


Puisse le poste continuer de servir 
dans l'excellence que tous lui recon- 
naissent, la population du Manitoba! 


28 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 


BOCKSTAEL CONSTRUCTION LINITED 


ENTREPRENEURS GENERAUX 


105 Avenue Tache. 

Félicitations au poste, 
au personnel et 
aux auditeurs 

de CKSB 


C.P. 115, St-Boniface 6, Manitoba 


Jean Chabanne 


Au nom de 
Renault du Canada 
félicite chaleureusement 
les membres du poste 


CKSB 


a l’occassion de leur 


Téléphone: 233-7135 


à notre sociétaire 


CKSB 


25ième anniversaire meilleurs voeux pour 


son 25e anniversaire 


| if LA CENTRALE DES 
| Le président et la direction : CAISSES DE ST-BONIFA 
: de LABATT'S 


de Manitoba Limitée : | To. les hommes et les files de CKSB.from 2 
| the guys and gals of CHR. x Œ 
eu @ % Ra 
félicite chaleureusement la !| 4 sc mi p 
ni . sa 
| direction de CKSB, dd re 
| : ; taste 


le premier poste français UN BON MOT for each year on this your dé 


à D À 
VINGT-CINQUIEME Anniversaire. 22 %"t2 
de l'Ouest canadien. d 


. CS SA 
: Àl { 5 
; . A 
. + HEU AS 
: : goN ANS RÉ 
: QUAND VOUS : Ka PASSIONNNANT A RUN EEK. , 
: 7 L EE 4 ESS 
: : À D UN 

. pN O 

ACCompes x 


tu QUIL | À DE MIEUX, and. To 
UNE“ LABATT BLEUE ” 


30 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 


L TRIPLE L CONSTRUCTION LTD. 


Entrepreneurs Généraux 


Meilleurs Voeux pour votre 
25e anniversaire 


Gérald Lavergne, président 
Martial Lavergne, vice président Tél: 247-8967 
Bernard Lavergne, secrétaire 1399, rue Dugald - St-Boniface 6, Man. 


Be D <B> D D D D M -D— D D D D D D D D D D D BD D -D— D D 


Félicitations et meilleurs 
voeux de succès 


\ Gilles Vigneault, le dynamique compositeur et chan- 
a Co K S 5 teur de ‘Mon pays’’ et de beaucoup d'autres succès, 
donnera un ‘tour de chant’ en la Salle du Cente- 

; naire le samedi 29 mai.Cette soirée sera le cadeau 

en on des depuis 29 ans de fête que la Société Radio-Canada offrira au pos- 
J.-P. GUAY Magasin de Chaussures te CKSB à l'occasion de ses vingt-cinq ans d'existen- 


196, boul. Provencher, St-Boniface, Manitoba ce. 
D “D D D D D D D D D D D D D D D D M D 


Pharmacie ST-PIERRE 
St-Pierre, Man. 
Félicitations au 
poste radiophonique CKSB 
qui a si bien desservi la 

population manitobaine 


depuis 25 ans 
Tel: 433-7481 


Le Dr Henri Guyot, premier président de Radio- 
Saint-Boniface Limitée, se souvient très bien des 
minutes de tension qui ont précédé l'inauguration 
du 27 mai 1946: ‘’Nous étions nerveux, ce soir-là, 
Ah! c'était quelque chose ce premier soir! Nous 
DAME A ra étions tous réunis au poste. || y avait des directeurs 
qui pleuraient tant ils étaient émus. C'était une 
grande fête! Nous avions travaillé fort pour arriver 
# là! ” 


Son Honneur le Maire Edward Turner 
et les 
Membres du Conseil de Ville 
de 


SAINT-BONIFACE 
félicitent chaleureusement 


C.K.S.B. RADIO-SAINT-BONIFACE 


à l’occasion de son 


VINGT-CINQUIÈME ANNIVERSAIRE 


ET EXPRIMENT DES VOEUX BIEN SINCÈRES DE SUCCÉS TOUJOURS 
GRANDISSANT AU SERVICE DE LA POPULATION 
FRANÇAISE DU MANITOBA. 


32 / LA LIBERTE ET LE PATRIOTE, mercredi 19 mai 1971 


Le personnel de CKSB en 1946. PREMIERE RANGEE, de gauche à droite: 
Mlle Flore Toupin, René Dussault, Louis Leprohon (gérant), D.R. Thomson, 
Mile Madeleine Painchaud. DEUXIEME RANGEE: Albert Legrand, Raoul 
Normandeau, Mlle Rita Péloquin, Adolphe Guyot, Thérèse Turcotte, Léo 
Rémillard, Ovila Drouin. TROISIEME RANGEE: Bertrand Potvin, Louis 
Bodin, Mile Hilda Trudeau, Emile Savoie, Mlle Jeannine Lavoie, Gilles Lane, 
Br Bergeron. 
FR es 


Christian Leroy, l'ani- 
mateur du programme 
de chansonnettes ‘Tous 
les garçons, les filles’. 


“Chante Clair” 


“Chante-Clair”, c'était le joli 
nom du bulletin qui servait de 
trait d'union entre CKSB et ses 
auditeurs, de 1946 à 1953, H ai- 
dait à faire connaître le poste, 
son personnel, son organisation 
et surtout les programmes de ses 
émissions. “Chante-Clair” reflé- 
tait aussi ce petit air gavroche 
que prenait, à ses heures, le “‘’pre- 
mier poste de langue française 
de l'Ouest canadien.’ 


citations. 


ame. he een un 


Depuis 1952, le poste CKSB est affilié à la chaîne 
française de RADIO-CANADA, La collaboration 
entre ces deux organismes s'est étendue à tous les 
niveaux, soit ceux de l'administration, du person- 
nel et de la programmation; et c'est toute la po- 
pulation, tant canadienne que franco-manitobaine, 
qui a bénéficié des succès de cette collaboration. 


C’est en reconnaissance de cette affiliation et du 
travail de pionnier accompli par CKSB dans le 
domaine de la radio, que la direction de RADIO- 
CANADA a le plaisir de présenter, à l'occasion du 
25e anniversaire du poste,le récital de Gilles Vi- 
gneaultà la Salle Centenaire de Winnipeg, le sa- 
medi 29 mai 1971, à 20 h 30. 


C'est avec l'assurance que les succès enregistrés 
dans le passé seront dépassés d'emblée à l'avenir 
que nous vous offrons nos plus chaleureuses féli- 


C'est dans cet appentis du ‘‘vieux Collège‘ que CKSB allait installer ses stu- 
dios en 1945. Cette petite bâtisse délabrée par le tragique incendie de novem- 
bre 1922, logeait depuis un certain nombre d'années le local scout et une pe- 
tite chapelle dédiée aux Saints-Martyrs-Canadiens. Quand Radio-Saint-Boni- 
face fit l'acquisition de cette propriété, elle songeait à remplacer la vieille 
maison par un édifice tout à fait moderne. Mais les règlements du temps de 
guerre forcèrent les nouveaux propriétaires à se contenter de remettre à neuf 
l'intérieur de la vieille bâtisse. Ces travaux coûtèrent plus cher qu'un nouvel 
édifice, mais pour les autorités publiques les règlements sont les règlements! 


RADIO-CANADA